Cela s'est passé il y a quelques jours ici et cette pharmacienne a dû prendre en chasse un voleur de produits cosmétiques en pleine rue : "Il commence à en mettre dans son sac et il fuit. Là, je cours un peu derrière. Plus loin, il lance le sac. Il dit : 'Je n'en ai rien à faire de vos produits'. On devait être dans les 700 euros à peu près de produits".
Alors, pour se protéger, Valérie Gassier, dans la pharmacie d'en face, fait ce qu'elle peut : "Nous avons tout vidé en rayon. Si je prends une crème à 40 euros, vous n'avez que la boîte vide, parce qu'en fait, ils ont des circuits qui les amènent à les revendre", explique-t-elle.
"C'est vraiment du vol"
Un trafic qui ne se limite pas qu'aux cosmétiques. Bernard Champanet, dans sa pharmacie, doit faire face aux fausses ordonnances : "On a une ordonnance qui ressemblait à une vraie, à laquelle on a changé la date pour obtenir ce médicament, qui est du tramadol, et qui permet aux gens de se shooter. Il y en a qui consomme, mais pour payer le reste, ils vendent aussi. C'est vraiment du vol".
Du vol, car lorsque l'Assurance maladie a posteriori se rend compte que l'ordonnance est fausse, elle demande au pharmacien de rembourser. Avec les cosmétiques, les pertes peuvent atteindre 5.000 euros par an dans certaines officines à Albi.