"L'hôtel était plein, il s'est vidé" : avec la grève, les réservations sont en berne

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Les grèves ralentissent le tourisme, en particulier à Paris, estime l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie. 1:33
Les grèves ralentissent le tourisme, en particulier à Paris, estime l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie. © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Les grèves ralentissent le tourisme, en particulier à Paris, estime l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie. D'après elle, le taux d'occupation des hôtels aurait diminué de 20% à 30%, par rapport à la même période l'an dernier. 

Les touristes se font rares en cette période pourtant festive. Les grèves ralentissent le tourisme, en particulier à Paris, estime l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie (UMIH). D’après elle, le taux d'occupation des hôtels de la capitale a diminué de 20 à 30%, et les réservations dans les restaurants ont baissé de 40 à 50%, par rapport à la même période l'an dernier. 2018 n'avait pourtant pas été une année réussie dans le secteur du tourisme. 

Une poignée d'habitués et des tables sans convives

"Depuis le début de la grève, l'hôtel était plein, il s'est vidé." Dans l’hôtel-restaurant de Jean Mathieu, près de Vincennes, une poignée d'habitués et des dizaines de tables sans convives. Seules six chambres sont réservées sur les 45 que compte l'hôtel, normalement plein à cette période. Une perte sèche que l’hôtelier estime à près de 100.000 euros. "Le 31 décembre va sans doute rattraper, mais rattraper quoi ? C'est une goutte d'eau par rapport à ce qu'on aura perdu…", se désole Jean Mathieu. Les difficultés de circulation dans Paris en ont sans doute découragé plus d’un.

Dans le centre de Paris, les touristes courageux ont chaussé leurs baskets et découvrent la capitale autrement. "Le fait de prendre la 1 et la 14, ça limite les déplacements !", s’exclame une touriste. "On fait avec, on n'est pas si loin que ça, on est à 3 km de notre hôtel", renchérit un autre. Et un troisième d’ajouter, un peu découragé : "J’avais prévu de rester pour le 31 décembre, mais dans ces conditions, c’est trop difficile…" D’après l’UMIH, les petits hôtels sont les plus touchés par les annulations, alors que les palaces et autres quatre étoiles arriveraient à limiter la casse. 

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Laetitia Drevet