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Diane Berger, édité par Manon Fossat
Le nombre de tests réalisés dans l'Hexagone a augmenté de 40% en une semaine. Depuis l'extension du pass sanitaire, les files d'attente ne désemplissent pas devant les barnums des pharmacies, surtout à l'approche du week-end. Une organisation pour certains Français, qui se font tester tous les trois ou quatre jours.
REPORTAGE

Près de six millions de tests Covid ont été effectués la semaine dernière en France, un record. Un chiffre en hausse de 40% par rapport à la semaine précédente, en raison de l’extension du pass sanitaire. Et près des deux tiers de ces dépistages ont été réalisés par test antigénique, précise la Drees (Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Les patients sont en effet nombreux à se presser dans les barnums de dépistage, comme c'est le cas dans le 15e arrondissement de Paris.

Une petite tente blanche et une longue file d’attente : ce barnum de tests antigéniques fait le plein. A l’extérieur, Christelle attend ses résultats, un sésame précieux à l’approche du week-end. "C’est avoir trois jours devant nous sans se poser de questions si on veut s’asseoir à une terrasse de café. C’est une première pour moi mais j’ai un rendez-vous à l’hôpital mercredi et donc je ferai à nouveau un test", explique-t-elle.

Des tests tous les trois ou quatre jours

Malgré l’habitude, les narines de Virginie restent un peu douloureuses quelques minutes après son test antigénique. La jeune femme n’a pas encore de certificat complet de vaccination : "J'ai eu ma première dose au début du mois, j’ai la deuxième fin août, donc en attendant je dois faire des tests", se résigne cette dernière, qui reconnaît se rendre en pharmacie tous les trois ou quatre jours.

A quelques mètres de là, Selma se réjouit devant son test négatif. Elle s’est résignée à le faire pour aller au centre commercial avec une amie. "A l'origine je ne voulais pas le faire, on s’est dit qu'on ne serait peut être pas controlés mais si, ils contrôlent. Donc tant pis. Je déteste ça mais je suis obligée puisque je ne veux pas me faire vacciner", raconte-t-elle. Et cette serveuse s’inquiète pour la suite. A partir du 30 août, elle aura en effet besoin du pass sanitaire pour travailler. Mais elle ne sait pas encore comment elle s'organisera lorsque les dépistages ne seront plus remboursés.