Covid : la stratégie vaccinale annoncée par Emmanuel Macron est-elle réaliste ?

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La France administrera en priorité les premières doses de vaccin aux personnes susceptibles de développer une forme grave du Covid-19. 1:19
La France administrera en priorité les premières doses de vaccin aux personnes susceptibles de développer une forme grave du Covid-19. © Nicolas ASFOURI / AFP
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La France va bénéficier de 270 millions de doses de vaccins. Comme l'a indiqué mardi soir Emmanuel Macron, les sujets les plus à risques, notamment les personnes âgées, devraient bénéficier des premières doses d'ici la fin décembre ou au début du mois de janvier.

Emmanuel Macron a annoncé mardi soir, lors de son allocution télévisée, que la vaccination contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire et que la campagne "débuterait dès fin décembre, début janvier". Cette vaccination devrait se faire au plus près de la population : médecins généralistes, hôpitaux et maisons de retraite seront mis à contribution.

L’exécutif entend lancer une campagne de vaccination "rapide et massive", qui pourrait démarrer dès la fin de l'année. Les personnes les plus fragiles et les plus âgées seront vaccinées en priorité, a indiqué le chef de l'Etat car la stratégie vaccinale repose sur des vaccins différents qui n'arriveront pas tous en même temps.

270 millions de doses de vaccins

"La stratégie à plusieurs vaccins vise à pouvoir vacciner très rapidement les personnes à risque, susceptibles de développer des formes graves. Dans ce cas, le rapport bénéfice/risque est évident", explique à Europe 1 le professeur Jean-Daniel Lelièvre qui dirige le service des maladies infectieuses de l'hôpital Henri Mondor à Créteil. "Pour les populations moins à risque, on préfère attendre un peu."

Il faudra notamment attendre que les essais cliniques soient tous validés. La France devrait bénéficier de 270 millions de doses de vaccins négociées avec l’Union européenne en fonction de sa population. Et pour assurer la sécurité sanitaire et la transparence de l'information autour de ces futurs vaccins, un comité de suivi scientifique ainsi qu'un collectif citoyen seront mis en place.

Europe 1
Par Anne Le Gall, édité par Romain David