Coronavirus : au CHU de Lille, "pour l'instant, on n'est pas en difficulté majeure"

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"Nos services sont mieux préparés", argue le directeur général du CHU (photo d'illustration). 1:51
"Nos services sont mieux préparés", argue le directeur général du CHU (photo d'illustration). © JOEL SAGET / AFP
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Le coronavirus continue de circuler en France : le nombre de nouveaux cas est en hausse quotidienne de plus en plus de villes passent en alerte maximale, comme à Lille, où malgré la dégradation de la situation sanitaire, les hospitaliers se veulent rassurants... tout en appelant à la prudence. 
REPORTAGE

Bars fermés, restaurants ouverts mais avec un protocole sanitaire strict : comme plusieurs villes en France, Lille et sa métropole sont passées cette semaine en alerte maximale, en raison d'une importante circulation du virus et d'une hausse de patients atteints du Covid-19. Le taux d'occupation des lits en réanimation est de 30 %, mais "l'hôpital de Lille n'est pas saturé", assure la direction du CHU, tout en appelant à la prudence et au respect des consignes sanitaires. 

"Nos services sont mieux préparés"

"On essaye d'adapter notre organisation à nos capacités d'accueil au fur et à mesure que les patients arrivent. Mais pour l'instant, on n'est pas en difficulté majeure", explique l'un des médecins réanimateurs au micro d'Europe 1. Le report des actes médicaux n'a pas été acté, même si l'idée a été évoquée, car il y a certains services en tension dans les hôpitaux de Roubaix ou Tourcoing, avec un afflux de malades Covid.

Mais là, ce qui change, c'est que les soignants sont rodés. "Nos services sont mieux préparés", argue Frédéric Boiron, directeur général du Centre hospitalier de Lille. "Nous avons aussi des équipes médicales et paramédicales qui savent de mieux en mieux prendre en charge ces patients. Mais il faut bien dire, pour les hospitaliers et les personnels du système de santé en général qu'ils ont aussi été très sollicités"

C'est toute l'inquiétude des autorités sanitaires. Fatiguées de la première vague, des blouses blanches ne veulent pas être à nouveau lâchées en première ligne. "Le sujet des effectifs est compliqué pour nous, avec effectivement un absentéisme significatif actuellement et qu'on peut comprendre. Donc nous avons une vigilance importante à ne pas mettre de pression inutile sur les personnels, pour les soutenir", continue Frédéric Boiron. Ce directeur appelle donc à une responsabilisation de chacun et à respecter les règles dictées par les autorités sanitaires : attention aux plus fragiles et aux personnes âgées. 

Europe 1
Par Maximilien Carlier, édité par Ariel Guez