Complémentaires santé : la couverture des étudiants "dégringole", selon un sondage

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Si le rattachement à la Sécurité sociale est automatique pour les étudiants, seuls 66% d'entre eux avaient une complémentaire santé en 2018.
Si le rattachement à la Sécurité sociale est automatique pour les étudiants, seuls 66% d'entre eux avaient une complémentaire santé en 2018. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Selon un sondage dévoilé mardi, la proportion de jeunes Français de 18 à 24 ans couverts par une mutuelle a baissé de 79% en 2016 à 66% en 2018.

La proportion de jeunes Français de 18 à 24 ans couverts par une complémentaire santé a nettement diminué en 2018, en particulier chez les étudiants, selon le baromètre annuel du cabinet Epsy pour la Fédération nationale indépendante des mutuelles, publié mardi.

66%, contre 79% en 2016. "Le taux d'équipement des jeunes générations dégringole", affirme la Fnim dans un communiqué. Seuls 66% des 18-24 ans déclarent être couverts par une assurance santé complémentaire, contre 75% en 2017 et 79% en 2016.

Les étudiants davantage concernés. Parmi les étudiants, cette proportion a chuté en un an de 85% à 69%. Depuis le 1er septembre, les nouveaux inscrits à l'université sont automatiquement rattachés à la Sécurité sociale, alors qu'ils devaient auparavant s'affilier à une mutuelle étudiante pour bénéficier de la couverture de base de l'Assurance maladie. Mais pour la Fnim, cette évolution est "certainement l'expression à la fois des difficultés économiques rencontrées et de la défiance envers la protection sociale collective".

Une baisse aussi chez les ménages modestes. La fédération juge "tout aussi inquiétante" la baisse observée "dans les ménages aux revenus modestes" (moins de 20.000 euros par an), dont le "taux d'équipement" est passé de 84% à 80%. Au total, 10% des personnes interrogées disent ne pas être couvertes par une complémentaire santé, signe d'une "tendance qui s'aggrave" selon la Fnim. Depuis 2013, cette catégorie oscillait entre 6% et 8%. Le résultat de l'enquête réalisée fin 2018 "nous éloigne des niveaux généralement admis, notamment par les pouvoirs publics", de l'ordre de 4% à 6%, souligne la fédération.

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