"C'est dur psychologiquement" : Infectée début avril, Françoise est toujours malade du Covid-19

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Françoise a été infectée début avril. Photo d'illustration. 5:57
Françoise a été infectée début avril. Photo d'illustration. © Europe 1
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Âgée de 58 ans, Françoise, cadre de santé, a été infectée par le coronavirus début avril. Mais après plus d'un mois, certains symptômes persistent toujours. Déjà testée à deux reprises, elle doit refaire un test lundi et témoigne de ce très long parcours sur Europe 1.
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45 jours après le diagnostic, Françoise est toujours confinée chez elle et ne sait toujours pas quand elle pourra retrouver une vie normale. Agée de 58 ans, cette cadre de santé a en effet été infectée par le coronavirus début avril, mais après plus d'un mois, certains symptômes persistent toujours. "C'est dur psychologiquement", confie-t-elle au micro d'Europe 1. 

"Le symptôme qui continue, c'est une congestion nasale avec une sécheresse nasale et une sinusite bilatérale", explique-t-elle, "c'est apparu au cours de la maladie et ça ne me lâche pas. Je n'arrive pas à m'en débarrasser". 

"Hier, j'ai eu une accalmie"

Après l'apparition des premiers symptômes, Françoise a été testée le 8 avril. "Devant la teneur des symptômes, j'ai alerté mon médecin et été retestée le 6 mai. Le test PCR a mis en évidence une persistance du virus." Cette cadre de santé doit refaire un nouveau test lundi.  

Pourtant, le virus lui donne parfois de faux espoirs. "Hier, j'ai eu une accalmie, j'allais bien", raconte l'invitée d'Europe 1, avant que les symptômes ne reprennent ce vendredi. "Le plus difficile avec ce virus, c'est que tout est déconseillé" pour se soigner, poursuit Françoise, à qui les médecins ont déconseillé le lavage de nez comme les anti-inflammatoires. 

"Je me dis que les anticorps vont faire leur travail"

Plus d'un mois après son premier test, Françoise est donc toujours en arrêt de travail. Et confie la difficulté de garder le moral face à l'incertitude, elle qui reste confinée loin de sa famille. "Il y a des moment où on se dit :'C'est quand que ça va s'arrêter', puis on se sent mieux, et le lendemain on a une sorte de rechute." Jusqu'à craindre une maladie qui serait chronique ? "Par moment, oui", reconnaît-elle, ajoutant aussitôt : "Mais après, je me dis que mon corps lutte, que les anticorps vont faire leur travail." 

Europe 1
Par Antoine Terrel