Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : aucune "cause commune" n'a été identifiée

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Une réunion publique est prévue le 25 novembre en mairie de Sainte-Pazanne.
Une réunion publique est prévue le 25 novembre en mairie de Sainte-Pazanne. © LOIC VENANCE / AFP
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L'étude épidémiologique menée depuis mars par Santé publique France n'a pas permis d'identifier une cause commune aux cas de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne, a annoncé mardi l'Agence régionale de Santé des Pays de la Loire.

L'étude épidémiologique menée depuis mars par Santé publique France (SpF) sur des cas groupés de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, près de Nantes, n'a pas permis d'identifier une cause commune, a annoncé mardi l'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire.

L'analyse épidémiologique, dont les résultats ont été présentés lundi aux familles, "valide le fait que le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des 7 communes (étudiées, ndlr) sur la période 2015-2019 est plus important que ce que l'on observe en moyenne en France". En revanche, le questionnaire épidémiologique adressé à 13 familles concernées n'a pas permis d'identifier de facteur de risque commun déjà documenté dans la littérature scientifique.

Santé publique France recommande "une surveillance active"

Conditions de vie de la mère avant, pendant et après la grossesse, vie du père, habitudes alimentaires des enfants, lieux de vacances, scolarité, mode de garde des enfants etc, ont notamment été interrogés. "Les résultats de ces travaux amènent Santé publique France à conclure à la présence d'un regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée", indique le communiqué. Ce qui conduit l'agence sanitaire à recommander "de ne pas poursuivre les investigations épidémiologiques localement" et "de ne pas engager d'investigations et prélèvements environnementaux supplémentaires". SpF propose de "mettre en place une surveillance active pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur".

Contacté par l'AFP, le collectif "Stop aux cancers de nos enfants", qui dénombre 17 cas de cancers et recense quatre enfants décédés, n'était pas joignable.

Une réunion publique prévue le 25 novembre

Concernant les logements construits sur l'ancien site Leduc, où étaient fabriquées des charpentes, les analyses "écartent l'existence d'un risque sanitaire pour les habitants de ces logements". Des analyses complémentaires seront toutefois menées. Des mesures environnementales sont par ailleurs programmées dans 17 logements d'enfants atteints de cancer d'ici fin janvier 2020 ainsi qu'une deuxième campagne de "levée de doute" dans l'école Notre-Dame de Lourdes, à Sainte-Pazanne.

L'agence sanitaire reconnaît que les connaissances scientifiques "sur les causes des cancers de l'enfant et le potentiel rôle des expositions environnementales dans ce processus restent parcellaires". "La recherche fondamentale (...) devrait permettre dans l'avenir d'enrichir les connaissances et ainsi d'améliorer les outils d'investigation disponibles pour répondre aux interrogations de la population", estime-t-elle.

Une réunion publique est prévue le 25 novembre en mairie de Sainte-Pazanne.

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