Xavier Bertrand "choqué" d'être exclu de la visite d'Emmanuel Macron chez Valeo

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Xavier Bertrand
© AFP
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Le président de la région Hauts-de-France a été informé par le préfet du Pas-de-Calais qu'il n'était pas convié à la visite d'Emmanuel Macron dans l'usine du groupe Valeo à Étaples. Le signe d'une tension montante entre les deux hommes.

Une semaine après, la tension ne semble pas retomber entre Emmanuel Macron et Xavier Bertrand. Ce dernier, président de la région Hauts-de-France, a appris du préfet du Pas-de-Calais qu'il n'était pas convié à la visite d'Emmanuel Macron dans une usine du groupe Valeo à Étaples, a appris Europe 1 de source proche.

Les deux hommes avaient eu un vif échange en marge de la cérémonie d'hommage au général de Gaulle le 18 mai à Montcornet. Après avoir lancé les hostilités dans une tribune parue le matin même dans le JDD, où, sans le citer, il comparaît l'impréparation de la France en 1940 à celle de l'État dans la crise sanitaire du coronavirus, l'ancien ministre de la Santé avait détonné en étant le seul sur la photo à ne pas retirer son masque. "L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents, mais ils sont à moins d'un mètre", avait justifié l'élu. "Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", lui avait répondu l'Elysée sur BFMTV. 

Journée consacrée à la filière automobile

Emmanuel Macron présente ce mardi un plan de soutien à la filière automobile, durement touchée par la crise sanitaire. Il est attendu à 15 heures dans l'usine du groupe Valeo dans les Hauts-de-France en compagnie de Bruno Le Maire et Elisabeth Borne où il présentera le plan de soutien à la filière automobile. L'usine Valeo Equipements électrique moteurs d'Etaples est spécialisée dans la fabrication d'alternateurs pour les constructeurs automobiles. Son activité a été fortement affectée ces deux derniers mois par la baisse des commandes, mais a récemment repris.

Avant cela, le chef de l'État entame sa journée par un entretien à 9h15 avec Jean-Dominique Sénard, le PDG de Renault, avant de réunir les acteurs de la filière automobile pour faire le point sur l'impact de la crise et évaluer les moyens d'en sortir. Les ministres Bruno Le Maire (Economie), Elisabeth Borne (Transition écologique) et Muriel Pénicaud (Travail) ainsi que la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher participeront à ces échanges qui réuniront une trentaine de personnes dans deux salles de l'Elysée pour respecter les consignes de distanciation. C'est à l'issue de cette réunion de travail que le président et les ministres "rendront les arbitrages sur le plan", a précisé l'Elysée. Le soutien sera notamment lié à des engagements des entreprises sur le maintien en France de la production, de l'emploi et du savoir-faire, a ajouté la présidence.

Europe 1
Par Benoist Pasteau avec Michael Darmon et AFP