Violences du 1er-Mai : Mélenchon admet s'être trompé en mettant en cause l'extrême droite

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Jean-Luc Mélenchon a condamné les violences qui ont eu lieu en marge du défilé syndical, mardi.
Jean-Luc Mélenchon a condamné les violences qui ont eu lieu en marge du défilé syndical, mardi. © boris HORVAT / AFP
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Le leader de La France insoumise a de nouveau dénoncé les violences qui ont émaillé la manifestation parisienne de mardi. 

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau condamné mercredi les violences en marge du traditionnel défilé syndical du 1er-Mai, jugeant que "casser une vitrine de McDo n'est pas une activité révolutionnaire" tout en revenant sur sa mise en cause de l'extrême droite dans ces incidents.

Une confusion entraînée par son "ambiance mentale". Le leader de La France insoumise avait dénoncé mardi sur Twitter d'"insupportables violences", tout en considérant qu'elles étaient "sans doute" l'oeuvre "des bandes d'extrême droite".

"Apparemment, c'est pas le cas", a-t-il rectifié mercredi, expliquant "l'ambiance mentale" dans laquelle il se trouvait au moment de ce tweet : il rentrait "de Marseille et comme en ce moment des violences d'extrême droite, il y en a partout et que ça n'a l'air d'intéresser personne des importants de l'État (…) je me suis dit 'Des gens qui empêchent une manif du 1er-Mai d'avoir lieu, c'est des fachos'".

"Quand vous aurez un casier judiciaire, vous servirez à quoi pour la lutte ?". "Les violents ont servi la soupe à nos adversaires", a-t-il fustigé, dénonçant un "groupe de violents qui nous confisque, qui récupère" ce 1er-Mai, alors que "c'est un des plus beaux 1er-Mai qu'on ait fait depuis longtemps", avec, pour "la première fois dans toutes les villes, des cortèges qui unifient le politique et le syndical".

À l'adresse "des plus jeunes", qu'il a appelés à "ne pas se laisser embarquer là-dedans", il a souligné que "casser une vitrine de McDo (…) n'est pas une activité révolutionnaire". "L'activité révolutionnaire, ça consiste à rendre conscients, organiser, discipliner, des millions de gens qui comprennent quels sont les enjeux du moment politique", en l'occurrence "la société du tout libéral" prônée par Emmanuel Macron. "Ce type de violence ne mène nulle part (…), c'est de la pure aventure. Quand vous serez allés en taule, quand vous aurez un casier judiciaire, vous servirez à quoi pour la lutte ?", a-t-il également interrogé.

Un total de 109 personnes ont été placées en garde à vue, selon l'entourage du ministre de l'Intérieur et le préfet de police Michel Delpuech.