Écotaxe : ces députés LREM proposent de taxer les "donneurs d'ordre" plutôt que les camions

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Des élus de la majorité proposent de taxer les entreprises qui font appel aux routiers. Le député LREM Bruno Fuchs explique la philosophie de cette nouvelle forme d'écotaxe sur Europe 1.
INTERVIEW

La fiscalité verte a toujours du mal à s’imposer. La piste d’une vignette poids lourds, initialement prévue en 2020, a été reportée par le gouvernement. Des députés de la majorité proposent, eux, une écotaxe nouvelle version, qui toucherait cette fois les entreprises qui émettent les commandes. "Le dispositif proposé est que l’entreprise soit taxée sur le niveau de CO2 qu’elle va générer durant le transport de ce qu’elle a commandé", explique le député LREM Bruno Fuchs, invité mercredi soir sur Europe 1.

"Quand vous êtes donneur d’ordre, vous allez réfléchir autant en termes de logistique qu’en terme d’impact de CO2. Vous allez alors demander aux transporteurs routiers d’être beaucoup plus vertueux. Ainsi, on va arriver très vite à un transport beaucoup plus propre."

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"Cette taxe peut générer 2,5 milliards d’euros"

Alors que le gouvernement a promis de ne pas créer de nouvelle taxe, Bruno Fuchs a défendu cette initiative, assurant que cette nouvelle écotaxe pourrait être compensée par des baisses de charges. "Ça peut générer des revenus, mais ce n’est pas l’objectif du raisonnement. On ne crée pas une nouvelle taxe, mais un dispositif. Le ministère de l’Économie peut très bien décider de baisser la fiscalité sur d’autres charges d’entreprise. On peut aussi faire un mécanisme vertueux de bonus-malus, avec un crédit d’impôt", avance le député du Haut-Rhin.

"Un dispositif pour changer les mentalités"

"Cette taxe peut générer 2,5 milliards d’euros. Mais je ne veux pas m’occuper de la partie fiscalité, je veux me concentrer sur ce dispositif pour changer les mentalités", poursuit le député LREM. "La Fnac ou Amazon, par exemple, peuvent aller dans un même quartier pour livrer 10 à 15 fois. Si on paye sur le CO2 généré, vous allez réfléchir à regrouper les livraisons en une seule fois pour une même rue ou un même quartier."

Selon Le Parisien, le ministère des Transports ne serait pas favorable à cette nouvelle écotaxe.