Un élu régional LFI annonce qu'il votera RN aux européennes

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"La pensée mélenchoniste indépendante à laquelle j'ai adhéré est en ce moment minoritaire" au sein du parti, a déploré l'élu régional Andréa Kotarac mardi soir sur BFMTV.
"La pensée mélenchoniste indépendante à laquelle j'ai adhéré est en ce moment minoritaire" au sein du parti, a déploré l'élu régional Andréa Kotarac mardi soir sur BFMTV. © Capture d'écran BFMTV
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Andréa Kotarac, un jeune élu régional LFI, a annoncé mardi soir sur BFMTV qu'il quittait le parti, et voterait pour la liste RN aux élections européennes. 

Le conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes Andrea Kotarac, ancien membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon, a annoncé mardi soir, sur BFMTV, qu'il voterait pour le Rassemblement national aux européennes. Le trentenaire, qui se présente sur les réseaux sociaux comme "un souverainiste", quitte ainsi la France Insoumise, lui préférant la liste portée par Jordan Bardella - sans pour autant adhérer au RN, a-t-il précisé.

"La pensée mélenchoniste indépendante à laquelle j'ai adhéré est en ce moment minoritaire" au sein du parti, a-t-il déploré. "J'ai adhéré à la France insoumise la moitié de ma vie, et aujourd'hui j'ai donc décidé de quitter la France insoumise", a conclu le jeune homme. "Je vais rendre mon mandat de conseiller régional conformément à l'éthique qui est la mienne", a-t-il par la suite précisé sur Twitter. Le parti de Marine Le Pen a salué dans un communiqué "le courage et la lucidité de cet élu réellement insoumis".

Au forum économique de Yalta avec Thierry Mariani

 

De leurs côté, ses anciens collègues LFI d'Auvergne-Rhône-Alpes se sont déclarés "sidérés", et ont annoncé son exclusion immédiate du groupe, suivis de près par le Parti de gauche. "L'histoire du mouvement révolutionnaire a toujours été émaillé de quelques dérives individuelles vers le fascisme", a taclé son ancienne formation politique dans un communiqué. 

En mars dernier, Andrea Kotarac avait fait parler de lui en se rendant au forum économique de Yalta, en Crimée, où se trouvaient également Marion Maréchal Le Pen et Thierry Mariani. "Je suis venu pour dire qu'une partie de la gauche française ne considère pas la Russie comme un ennemi, bien au contraire", avait-il déclaré au Monde à cette occasion. Vivement critiqué par d'autres élus LFI à la suite de ce déplacement, le conseiller régional avait été approché par le RN.