Marc Fesneau répond à Ségolène Royal : "Avant d'avoir un avenir, elle a un passé politique"

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Invité du "Grand journal soir", le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a répondu aux critiques faites par Ségolène Royal un peu plus tôt sur Europe 1. Rappelant son passé politique, et son bilan, il enjoint l'ancienne candidate à la présidentielle à la plus grande prudence "sur les mots qu'elle emploie vis-à-vis du gouvernement".
INTERVIEW

La réponse ne s'est pas faite attendre. Invitée d'Europe 1 dans l'interview de 18h20 sur Europe 1, Ségolène Royal a vertement critiquée le gouvernement, notamment sur la réforme des retraites en dénonçant "un déficit démocratique extrêmement grave". Une heure plus tard, au même micro, le gouvernement lui a fait part de sa réponse par la voix du ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau. 

Fessenheim, centrales à charbon..."Rien n'a été fait"

"Avant d'avoir un avenir et peut-être un futur politique, Madame Royal a un passé politique",  tacle au micro d'Europe 1 Marc Fesneau. "Elle est très présente dans les médias ces temps-ci, et je ne lui jette pas la pierre, mais j'aurais aimé qu'elle utilise cette parole dans le cadre de son poste aux Pôles". Rappelant son poste de ministre de l'Environnement sous le quinquennat de François Hollande, Marc Fesneau dresse une rapide liste des promesses de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, notamment la fermeture de l'EPR de Fessenheim et des centrales à charbon, avant de lâcher : "La vérité, c'est que rien n'a été fait". 

"Je n'oublie pas non plus qu'en laissant la région Poitou-Charente [Ségolène Royal en a été la présidente entre 2004 et 2014], elle a laissé un déficit très profond", renchérit le ministre qui pointe la responsabilité des hommes et des femmes politiques qui "doivent être jugés sur leurs actes". 

Continuant sur le même ton, Marc Fesneau invite ensuite Ségolène Royal "à la prudence sur les mots qu'elle emploie vis-à-vis du gouvernement", et insiste : "Il ne faut pas se mettre en position de donner des leçons quand on est comptable de la situation du pays". Avant de conclure : "Elle a été longtemps membre de gouvernements qui n'ont pas su répondre à des questions que l'on doit gérer aujourd'hui". 

 

Europe 1
Par Ugo Pascolo