Place de la République à Paris, c'est une gauche désunie qui s'est rassemblée, le dimanche 6 avril, contre le Rassemblement national, sans le Parti communiste et sans le Parti socialiste. Seulement 5.000 personnes se sont réunies, selon la préfecture de police, à cette contre-manifestation organisée par la France insoumise et les Écologistes face au meeting tenu par Marine Le Pen, place Vauban.
Ni les socialistes ni les communistes n'ont dénié répondre à l'invitation, ce qui a suscité une forme d'incompréhension chez les Verts. Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, n'a pas hésité pas à critiquer une sorte de contorsion pour justifier de ne pas être là.
L'insoumis Manuel Bompard a expliqué à la tribune que le Rassemblement national montrait "son vrai visage, celui d'un parti dangereux pour la démocratie".
Qui pour représenter la gauche et l'extrême gauche à la présidentielle ?
Devant de nombreux drapeaux palestiniens, les anciens membres de LFI, Alexis Corbière et Daniel Simonnet, exclus du parti l'été dernier, ont été sifflés par des militants de Jean-Luc Mélenchon.
Ce meeting a donc souligné des divisions et une question taboue : qui pour représenter la gauche et l'extrême gauche à la présidentielle, y aura-t-il un candidat unique ? Dès que ce sujet était abordé par certains intervenants à la tribune, huées et insultes se sont immédiatement fait entendre.