Qui pour remplacer Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur ?

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Le remaniement ne devrait pas tarder, au lendemain de la démission de Gérard Collomb de son poste de ministre de l'Intérieur. Plusieurs noms se murmurent déjà pour lui succéder.

C'est désormais officiel : Gérard Collomb quitte la place Beauvau pour retrouver sa ville de Lyon. Emmanuel Macron a finalement accepté sa démission tard mardi soir. Son poste au ministère de l'Intérieur, dont l'intérim est assuré par le Premier ministre Edouard Philippe, ne devrait pas rester vacant longtemps. Mais le président de la République ne doit "pas se planter dans le casting", met en garde un conseiller parlementaire. Alors quelles sont les pistes à l'étude ?  

"Il faut aller vite". Le successeur de Gérard Collomb devra présenter une  qualité principale : avoir toute la confiance du chef de l'État, tout en disposant d'un poids politique suffisant pour gérer le ministère régalien. L'équation est compliquée, d'autant qu'"il faut aller vite", estime un ministre de premier plan.

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Christophe Castaner et Gérald Darmanin. Au jeu des pronostics, certains noms reviennent déjà dans la bouche de certains proches de la majorité. "Christophe Castaner, très proche d'Emmanuel Macron en rêve, et Gérald Darmanin a très envie d'y aller" croit savoir une députée de La République en marche. Or, le ministre des Comptes publics ne cache pas ses ambitions municipales pour Tourcoing, difficilement conciliables avec un ministère de cette importance.

Le nom de Jean-Yves Le Drian circule également. L'actuel ministre des Affaires étrangères avait refusé la place Beauvau sous François Hollande.

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Un profil plus technique. Le nom de l'ancien patron de la police, Frédéric Péchenard, un proche de Nicolas Sarkozy, se murmure également. L'intéressé affirme toutefois ne pas avoir été contacté. Un bon connaisseur de l'Intérieur évoque aussi la nomination d'un ministre politique, épaulé par un secrétaire d'État au profil plus technique et pourquoi pas issu des forces de l'ordre.

Ces nombreuses hypothèses apparaissent ainsi comme les symptômes d'une nomination aux airs de casse-tête pour Emmanuel Macron.

Europe 1
Par Hadrien Bect, édité par Anaïs Huet