Gérard Collomb annonce sa candidature à Lyon en 2020, envisage de quitter le gouvernement dès 2019

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"Si, d'ici là, on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave, je serai candidat à Lyon", a déclaré Gérard Collomb.
"Si, d'ici là, on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave, je serai candidat à Lyon", a déclaré Gérard Collomb. © XAVIER LEOTY / AFP
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Le ministre de l'Intérieur a déjà dirigé la capitale des Gaules pendant seize ans, entre 2001 et 2017.

Gérard Collomb sera candidat en 2020 aux municipales à Lyon, ainsi qu'à la métropole et envisage de quitter le gouvernement après les européennes de mai 2019 pour mener sa campagne, annonce-t-il dans un entretien à L'Express paru mardi.

Une démission car "mieux vaut être totalement disponible pour la campagne". Numéro 2 du gouvernement, ministre d'Etat, ce fidèle parmi les fidèles du chef de l'Etat avait dirigé pendant seize années la capitale des Gaules avant d'être nommé au poste stratégique de ministre de l'Intérieur par Emmanuel Macron en 2017. "C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon", affirme-t-il à L'Express qui l'interrogeait sur son implication dans les futures municipales lyonnaises, objet de spéculations. "Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes" en juin 2019, a ajouté le ministre âgé de 71 ans. "Je ne serai pas ministre de l'Intérieur jusqu'à l'avant-dernier jour. A partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne", a-t-il complété.

Il a pointé "un manque d'humilité" de l’exécutif. Après la récente démission surprise de Nicolas Hulot, le gouvernement perdrait donc un autre poids lourd même s'il aura cette fois plusieurs mois pour s'y préparer et trouver un successeur à Gérard Collomb. Cette annonce intervient au moment où le ministre, habituel relais discipliné de la parole élyséenne, avait surpris en pointant début septembre un "manque d'humilité" de l'exécutif, sur fond de popularité en baisse d'Emmanuel Macron. "On se dit les choses en face", a assuré le ministre à L'Express à propos du chef de l'Etat. Cet été, le ministre de l'Intérieur avait également été pris dans la tourmente de l'affaire Benalla. Jurant ne pas connaître l'ex-chargé de mission de l'Elysée et semblant renvoyer les responsabilités aux seuls préfet de police et directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Gérard Collomb était sorti de cette séquence politiquement affaibli.

Encore des incertitudes. En affirmant à L'Express vouloir être candidat "à la Ville et à la Métropole", Gérard Collomb n'a cependant pas levé toutes les incertitudes concernant son retour dans l'arène politique lyonnaise. Fin connaisseur des collectivités locales, il sait que la loi n'autorisera plus en 2020 le cumul des fonctions de maire et de président de la Métropole de Lyon.