Pour Mélenchon, ceux qui parlent de "privilège blanc" "n'ont jamais vu un blanc pauvre"

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Jean-Luc Mélenchon critique la notion de "privilège blanc".
Jean-Luc Mélenchon critique la notion de "privilège blanc". © AFP
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Mercredi, le leader de la France insoumise a critiqué la notion de "privilège blanc", revenue dans le débat français depuis les manifestations contre le racisme et les violences policières. "Les trois ou quatre gens qui pensent (l'existence d'un privilège blanc) n'ont jamais vu un blanc pauvre", a-t-il déclaré. 

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a critiqué mercredi la notion de "privilège blanc", estimant que ceux qui l'utilisent "n'ont jamais vu un blanc pauvre". L'expression s'est invitée dans le débat français dans les manifestations contre les discriminations de la police, à la faveur de l'onde de choc mondiale après la mort aux Etats-Unis de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc.

"Il faut aimer la France sans exclusive, ce n'est pas la couleur qui va séparer les Français", a plaidé Jean-Luc Mélenchon dans une émission de son nouveau média en ligne, L'Insoumission. "Les trois ou quatre gens qui pensent (l'existence d'un privilège blanc) n'ont jamais vu un blanc pauvre", a-t-il cinglé. "A l'époque de la guerre d'Algérie, c'était 'Les blancs tous des colons', pourtant les miens n'ont jamais colonisé, étaient des pauvres, étaient maltraités, certes moins que les autres", a raconté le natif de Tanger.

"Le seul séparatisme, c'est celui des riches qui vivent entre eux"

"Mais c'est vrai qu'à chaque fois que l'eurodéputé LFI Younous Omarjee passe dans cette gare, il est contrôlé parce qu'il est noir", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. "Ceux qui construisent ce 'privilège', c'est ceux qui créent cette situation en ne contrôlant que le députée européen noir et pas les autres", a-t-il ajouté.

Il a confié être "contre les communautés, non pas au sens d'amitiés, mais que des droits s'appliqueraient exclusivement à l'intérieur de celles-ci et pas ailleurs dans le pays". Mais en France selon lui, "le seul séparatisme c'est celui des riches qui vivent entre eux dans leur ghetto".