Pour François Ruffin, "Macron remet en cause la démocratie, pas nous"

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"Je ne remets pas en cause l'élection d'Emmanuel Macron. C'est lui qui n'accepte pas la démocratie", déclare François Ruffin.
"Je ne remets pas en cause l'élection d'Emmanuel Macron. C'est lui qui n'accepte pas la démocratie", déclare François Ruffin. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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"La démocratie, ça ne veut pas dire que pendant cinq ans, on se tait. Les gens ont le droit de contester" a déclaré le député la France Insoumise.

François Ruffin, député LFI et initiateur d'une manifestation le 5 mai à Paris, a affirmé jeudi que c'était Emmanuel Macron qui remettait "en cause la démocratie" et pas ceux qui appellent à manifester, comme le président vient de le déclarer. "Je ne remets pas en cause l'élection d'Emmanuel Macron. C'est lui qui n'accepte pas la démocratie", a affirmé le député Insoumis. "La démocratie, ça ne veut pas dire que pendant cinq ans, on se tait. Les gens ont le droit de contester, y compris quand le président prend des décisions qui n'étaient pas dans son programme, comme la suppression des contrats aidés ou de l''exit tax'", a-t-il poursuivi.

"Pyromanes indignés". Réagissant aux violences commises lors de la manifestation parisienne du 1er mai, le chef de l'Etat, en déplacement en Australie, a dénoncé "les pyromanes indignés".  "Les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation, c'est leur faute. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui veulent rejouer la partie démocratique, ils n'ont jamais accepté la défaite", "ils aiment la démocratie quand ils gagnent", a-t-il ajouté, ciblant "ceux qui proposent des manifestations, ou des fêtes".

"Assurer la sécurité du cortège". "'La fête à Macron', le 5 mai, on la veut festive, revendicative et absolument non-violente", a poursuivi François Ruffin. "On met tout en oeuvre pour son bon déroulement. On fait ce que la préfecture nous demande de faire, nous retrouver place de l'Opéra et non au Louvre, passer par la place de la République. On met en place deux services d'ordre".  "Je préférerais que le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre mettent toute leur énergie à assurer la sécurité du cortège plutôt que de créer la polémique", a-t-il également affirmé.

Selon lui, cela montre "leur fébrilité", parce que les manifestants sont "plus nombreux qu'ils le pensaient". En allusion au 5 mai, Edouard Philippe a appelé mercredi "chacun à bien mesurer ses propos" en particulier "tous ceux qui détiennent une responsabilité par leur mandat, leur fonction".