PMA : Thill convoquée devant la commission des conflits de LREM

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© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Certains membres de la majorité ont demandé l'exclusion de la députée LREM, qui a provoqué une nouvelle polémique par des déclarations anti-PMA.

L'élue LREM Agnès Thill, dont certains députés ont redemandé l'exclusion après de nouvelles déclarations anti-PMA, sera convoquée devant la commission des conflits de son parti "sous quinze jours", a affirmé mardi le délégué général de LREM Stanislas Guerini. "C'est cette commission-là (des conflits) qui permettra d'instruire, au regard des déclarations d'Agnès Thill, ce qui sera la décision du mouvement (...) Il y a des valeurs dans ce mouvement et (...) il n'y a pas de police de la pensée. Nous allons agir dans le respect de nos procédures", a expliqué Stanislas Guerini, devant la presse en marge de la réunion du groupe majoritaire à l'Assemblée.

Une nouvelle polémique après des propos sur les femmes seules. Déjà mise en garde à plusieurs reprises pour certaines de ses prises de position, Agnès Thill a suscité une nouvelle levée de boucliers après avoir comparé la "souffrance des femmes seules" qui veulent bénéficier de la PMA à des "drogués". Ces femmes "souffrent, j'entends bien (...) Si un drogué souffre, on lui donne la drogue ? (...) Un enfant n'est pas un médicament", a-t-elle déclaré.

Samedi, alors que la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait déclaré que le principe de précaution "primait" pour la sécurité sanitaire liée aux couches pour bébé, Agnès Thill a insisté, suggérant de s'appuyer sur ce même principe pour l'extension de la PMA. "Le principe de précaution vaut pour tout, je m'en réjouis. Et si on le faisait aussi valoir pour #pmapourtoutes tant qu'on n'est pas sûrs que naître sans père est mieux pour l'enfant ?", a-t-elle affirmé. "La stratégie du pire donc. La provocation permanente en méprisant des parents et leurs enfants. Du bon usage du principe de précaution : partir peut-être ?...", lui a répondu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.