Patrick Maurin, porte-voix de la détresse des agriculteurs : "J'ai vu Emmanuel Macron, il a été très touché"

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Patrick Maurin, élu municipal de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, a parcouru 250 km à pieds pour comprendre le mal-être des agriculteurs. Il a transmis un cahier de doléance à Emmanuel Macron, samedi. 

"J'ai pu faire des rencontres extraordinaires. Mais ce sont des agriculteurs qui sont en souffrance". Alors qu'un paysan se donne la mort tous les deux jours en France, Patrick Maurin, élu municipal (sans étiquette) de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, a parcouru 250 km à pieds entre son Sud-Ouest natal et Paris, pour comprendre le mal-être des agriculteurs. Son voyage l'a finalement conduit au Salon de l'Agriculture, qui s'ouvre ce samedi.

Mais aussi à l'Elysée : samedi, il a rencontré Emmanuel Macron, pour se faire le porte-voix des paysans en détresse. Invité dimanche d'Europe 1, il raconte la réaction, manifestement émue, du président de la République.

"Il faut revoir le prix d'achat". "J'ai vu le président. J'ai pu lui remettre mon cahier de doléances. Il l'a feuilleté, il s'est arrêté sur certaines lettres. Et j'ai vu dans ses yeux qu'il a été très touché. Il a pris avec profondeur les termes de différentes lettres", relate Patrick Maurin.

Que contenait ce cahier de doléances ? Pour l'élu municipal, "la première raison du mal-être" des agriculteurs, c'est le fait "de ne pas vendre leurs produits". Ou de ne pas les vendre à un prix suffisamment rémunérateur. "J'ai dit à Emmanuel Macron : 'il faut absolument revoir le prix d'achat de tout ce que les agriculteurs peuvent mettre en avant. Les prix sont loin de leur réalité. Prenons l'exemple du lait. On leur achète le lait 30 centimes le litre. Mais pour vivre correctement, il faudrait le vendre 40 centimes", détaille Patrick Maurin.

"Il a été totalement compréhensif". Autre cause de la souffrance du monde agricole : l'image que s'en fait le grand public, notamment à travers les médias. "Le fait de passer pour des pollueurs", précise l'élu local. Qui ajoute : "Alors que tout le long de la route, j'ai vu tous les déchets que les riverains peuvent jeter".

Patrick Maurin en a le sentiment : Emmanuel Macron a pris le problème à bras le corps. "Il a été totalement compréhensif, il va faire ce qu'il faut", conclut-il, optimiste.