Jérémy Decerle, président des Jeunes Agriculteurs : Hollande et Sarkozy "avaient plus de difficultés à comprendre les réalités du monde agricole" que Macron

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Jérémy Decerle, président des Jeunes Agriculteurs, a salué dimanche sur Europe 1 le discours d'Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l'Agriculture samedi.
INTERVIEW

Il se dit "sensible" presque "séduit". Dimanche, sur Europe 1, Jérémy Decerle, président des Jeunes Agriculteurs a salué le discours d'Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l'Agriculture la veille. Une allocution durant laquelle le président a insisté sur la montée en gamme des filières agricoles, la réduction des pesticides et l'autosuffisance alimentaire.

"Derrière les paroles, on attend les actes". "Évidemment, nous avons été sensibles aux messages de son discours", explique le président des Jeunes Agriculteurs au micro de Bernard Poirette. "L'autosuffisance alimentaire, c'est une véritable ambition européenne. Ça nous a parlé même si derrière les paroles, on attend les actes. On va être derrière lui pour pousser cette ambition au niveau européen et faire en sorte de donner l'exemple", nuance-t-il. "Mais en tout cas, il y a l'ambition, la volonté et ça nous a plutôt rassuré".

"Une ligne économique qui a tendance à nous séduire". Selon lui, Emmanuel Macron se distingue d'ailleurs des autres présidents dans son rapport avec les agriculteurs. "Pour l'instant ses mesures, son action politique n'ont pas permis de rapporter les revenus souhaités par les agriculteurs, ni la considération. Par contre les messages qu'il passe et la connaissance qu'il a de l'économie agricole, ce n'est pas permis à tout le monde", lui reconnait Jérémy Decerle. "Les autres présidents après Jacques Chirac, François Hollande et Nicolas Sarkozy, avaient peut être moins de sensibilité ou peut-être avaient-ils plus de difficultés à vraiment comprendre les réalités du monde agricole. Emmanuel Macron arrive à donner une ligne économique qui a tendance à nous séduire un peu", affirme-t-il citant l'exemple de la loi alimentation, qui a commencé à entrer en vigueur en janvier.

"Les acteurs de la distribution ont changé leur manière de faire". "Il y a un réel changement qui ne se ressent pas dans les cours de ferme mais on sent quand même que les acteurs de la distribution, de la transformation ont changé leur manière de faire", constat Jérémy Decerle. "La valeur ajoutée a tendance avec les contrats qui sont signés à être mieux répartie. Et donc normalement les contrats qui sont signés devront ramenés une plus-value effective aux agriculteurs", espère-t-il déplorant toutefois que certains acteurs de la distribution ne jouent pas le jeu.