Paris : Hidalgo saisit le préfet pour évaluer "les risques" sur les marchés avant une éventuelle interdiction

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Malgré le confinement, la foule sur les marchés, notamment ceux de Barbès et Belleville, avait fait polémique.
Malgré le confinement, la foule sur les marchés, notamment ceux de Barbès et Belleville, avait fait polémique. © AFP
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Anne Hidalgo a saisi lundi le préfet de police Didier Lallement pour "évaluer l'ensemble des risques" liés aux marchés parisiens. Si besoin, ceux qui "poseraient problème" pourraient être fermés dès ce mardi. 

La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a saisi lundi le préfet de police Didier Lallement pour "évaluer l'ensemble des risques" et "prononcer dès demain (mardi), le cas échéant, la fermeture des marchés qui poseraient problème", notamment ceux de Barbès et Belleville.

"La situation reste préoccupante dans certains marchés"

"La question du maintien des marchés alimentaires doit être posée avec lucidité et détermination", estime la maire de Paris, dans un communiqué transmis lundi. "L'organisation mise en place (séparation des étals, marquages au sol, rappel des consignes) a permis d'améliorer très significativement l'application des consignes sanitaires", souligne l'édile, "mais dans la phase d'expansion rapide de l'épidémie en région parisienne, la situation reste préoccupante dans certains marchés" et "elle mobilise trop d'agents de sécurité et de propreté".

Une possible fermeture dès ce mardi 

Ainsi, Anne Hidalgo "va saisir le Préfet de police afin d'évaluer dès aujourd'hui (lundi) l'ensemble des risques actualisés et de prononcer, dès demain (mardi) le cas échéant, la fermeture des marchés qui poseraient problème", selon le communiqué. Selon plusieurs sources à la mairie de Paris, les marchés visés sont ceux de Barbès (XVIIIe) et Belleville (XIe), tous deux particulièrement prisés des classes populaires de la capitale et régulièrement bondés.

En dépit des "efforts réalisés (par les Parisiens, ndlr) afin de limiter au strict minimum les déplacements", Anne Hidalgo juge que "le respect des distances minimales (...) ne sont pour autant pas encore respectées à la lettre en toutes circonstances".

"Les médecins nous disent qu'il faut essayer de les maintenir"

Dimanche, la maire de Paris, par ailleurs candidate à sa succession, estimait dans le journal Le Parisien, qu'il fallait "accompagner les ouvertures (de marchés) de mesures drastiques". "Si les consignes de sécurité ne sont pas respectées sur certains marchés, nous les fermerons", avait-elle prévenu, bien que "les médecins nous disent qu'il faut essayer de (les) maintenir, car il y a moins de risques de contamination que dans d'autres types de commerces".

Au septième jour de confinement, la maire de Paris a par ailleurs "suspendu l'ensemble des chantiers dont elle est commanditaire, hormis ceux relevant de mesures de mise en sécurité". "Aucune nouvelle autorisation de travaux n'est plus délivrée". Enfin, compte tenu du report du second tour des élections et du prolongement des missions des élus, les contrats des collaborateurs des différents groupes politiques au Conseil de Paris, comme ceux des cabinets, ont été prolongés jusqu'au 21 juin, date hypothétique de second tour.