"Nous n'avons rien à voir avec le Rassemblement national", assure Stéphane Séjourné (LREM)

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Stéphane Séjourné était l'invité d'Europe 1 3:13
Stéphane Séjourné était l'invité d'Europe 1 © Europe 1
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Invité du "Grand Rendez-vous", l'eurodéputé Stéphane Séjourné, chef de file des élus LREM à Bruxelles, est revenu sur le débat entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen sur France 2, où le ministre de l'Intérieur a qualifié son adversaire de "molle." Il dit que LREM n'a "rien à voir avec le Rassemblement national."
INTERVIEW

Jeudi sur France 2, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé que Marine Le Pen était "molle" sur les questions de lutte contre l'islamisme et le séparatisme. Cette séquence a choqué beaucoup de responsables politiques, et certains n'ont pas hésité à mettre sur un plan d'égalité le parti présidentiel La République en Marche et le Rassemblement national, parti d'extrême-droite. Mais à entendre Stéphane Séjourné, eurodéputé LREM invité du Grand Rendez-vous ce dimanche, cette analyse est erronée : "Nous n'avons rien à voir avec le Rassemblement national et ses idées", répond-il fermement.

"Je pense que c'est dangereux d'avoir Marine Le Pen au pouvoir"

Selon lui, lors du débat organisé sur France 2, "Gérald Darmanin a mis en lumière que Marine Le Pen était floue" dans ses démonstrations. "Le Rassemblement national, on le combat !" martèle fermement l'eurodéputé, chef de file des élus LREM à Bruxelles. Comme l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, Stéphane Séjourné ne considère pas que Marine Le Pen est républicaine. "Je pense que c'est dangereux d'avoir Marine  Le Pen au pouvoir", explique-t-il, appelant les élus de l'opposition à "prendre leurs responsabilités. "

Car le député européen dénonce un "certain cynisme" de la part des opposants à Emmanuel Macron : "Tout le monde joue le 2e tour face à Marine Le Pen", déplore-t-il, pointant le "double-discours" de certains élus... dont Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et dans les starting blocks pour la présidentielle en 2022. "Il demande un Front républicain dans les Hauts-de-France en juin (pour les élections régionales, ndlr), mais sur le volet national, il attaque uniquement Emmanuel Macron !"

Europe 1
Par Ariel Guez