Le Havre ou Matignon ? Edouard Philippe s'en remet à Emmanuel Macron

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© AFP
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Le Premier ministre réaffirme mardi dans une interview à "Paris Normandie" qu’il restera à son poste actuel même s’il l’emporte au Havre le 28 juin lors du second tour des municipales. A condition bien sûr qu’Emmanuel Macron lui renouvelle sa confiance et lui permette de rester à Matignon.

"J’entends bien redevenir maire dès lors que je ne serai plus Premier ministre". Edouard Philippe lance mardi sa campagne du second tour des municipales au Havre, et il veut être clair sur ses intentions. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et dans une interview accordée au quotidien Paris Normandie, le Premier ministre, qui part favori face au communiste Jean-Paul Lecoq, explique que s’il l’emporte, il redeviendra maire, mais seulement après son passage à Matignon. Même si, rappelle-t-il, ce n’est pas lui qui décidera du calendrier.

Car une seule personne, finalement, maîtrise les horloges : Emmanuel Macron. "S’il pense, après l’élection municipale, que je dois continuer ma mission à Matignon, j’assumerai mes responsabilités", assure le Premier ministre. Avant d’ajouter : "S’il pense que quelqu’un d’autre est plus utile, je respecterai son choix en toute loyauté".

"Toujours envie" d'être Premier ministre

Bref, s’il l’emporte, Edouard Philippe sera de retour au Havre "au plus tard en mai 2022, (…) mais peut être beaucoup plus tôt". Dans la majorité en tout cas, certains souhaitent un changement de Premier ministre pour amorcer la dernière phase du quinquennat, quand d’autres ne voient pas pourquoi il faudrait l’exfiltrer, lui qui sort renforcé de la crise du coronavirus dans l’opinion et qui a "toujours envie", selon un proche.

"Edouard Philippe peut très bien incarner la relance écologique, sociale et solidaire" voulue par Emmanuel Macron, confie un ministre. Son avenir est donc plus que jamais entre les mains du président. Edouard Philippe le dit : "il sait qui je suis, ce que j’incarne, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire".

Europe 1
Par Aurélie Herbemont, édité par Rémi Duchemin