Mineurs isolés : "avant tout des enfants" qu'il faut "encadrer", selon Darmanin

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Gérald Darmanin était l'invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1. 2:05
Gérald Darmanin était l'invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1. © Europe 1
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"C'est aux Marocains de s'occuper des mineurs marocains", a estimé le ministre de l'Intérieur, interrogé dimanche sur la question des mineurs isolés dans le Grand Rendez-vous, sur Europe 1. "C'est avec beaucoup de responsabilité qu'il faut discuter de cette question", a-t-il toutefois tempéré, rappelant qu'il s'agissant "avant tout d'enfants". 
INTERVIEW

"C'est une question importante, vieille et qu'il nous faut résoudre." Interrogé sur la problématique des mineurs isolés, récemment relancée par l'attaque au couteau commise par un jeune Pakistanais de 18 ans près des anciens locaux de Charlie Hebdo, dimanche, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a appelé à la "responsabilité".  

"Ils ont vocation à retourner dans leur pays"

"C'est aux Marocains de s'occuper des mineurs marocains", a d'abord posé le ministre, qui doit prochainement se rendre au Maroc, mais aussi en Algérie et en Tunisie. "Ils ont vocation à retourner dans leur pays, mais dans des conditions qui font qu'on peut les encadrer et les amener à une vie adulte sans délinquance", a-t-il toutefois tempéré. 

"Ce sont avant tout des enfants, qui commettent parfois des actes de délinquance", a encore affirmé Gérald Darmanin, sans faire ouvertement référence aux propos d'Eric Zemmour, qui a suscité la polémique après des propos xénophobes en début de semaine dernière. "Si on a une vision manichéenne de ces enfants, on ne risque pas beaucoup d'aider la société parce que dans 15, 20 ou 25 ans ce seront des adultes qui n'auront eu aucune éducation", a toutefois glissé le ministre de l'Intérieur. 

"On doit peut-être les aider à ce qu'ils les éduquent davantage"

"La difficulté d'aujourd'hui c'est qu'il y a le Covid et que l'espace aérien, notamment marocain, a été fermé", a toutefois noté Gérald Darmanin. "Nous devons reprendre les expulsions, les retours de ces jeunes garçons (…) mais on doit peut-être les aider à ce qu'ils les éduquent d'avantage, notamment peut-être par des centres particuliers." 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel