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Laura Laplaud , modifié à
Sur le plateau de "Punchline", le président par intérim du Rassemblement national Jordan Bardella est revenu sur le naufrage d'une embarcation de migrants mercredi dans la Manche qui a fait 27 morts. "Ces migrants ne doivent pas être répartis dans nos campagnes mais ils doivent repartir, être ramenés dans leur pays d'origine", a-t-il déclaré sur Europe 1.
INTERVIEW

Il a parlé sans détour. Invité sur le plateau de Punchline jeudi soir, le président par intérim du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a partagé son point de vue sur la situation des migrants à la frontière franco-britannique. Selon le dernier bilan, au moins 27 personnes sont mortes mercredi dans le naufrage d'une embarcation de migrants dans la Manche. Pour le député européen, "notre pays est un hall de gare", a-t-il lancé au micro de Laurence Ferrari sur Europe 1. 

"Une ville en état de siège"

Le vice-président du Rassemblement national a évoqué une situation insoutenable pour les Calaisiens. "Moi, je suis allé à Calais il y a quelques jours, c'est une ville en état de siège", a-t-il assuré. "Il y a des quartiers entiers qui sont complètement barricadés devant l'afflux de migrants, il y a des stations essence qui sont entourées par des murs qui font 4 à 5 mètres de haut, on se croirait en Israël !"

Crise migratoire, crise politique

Sur fond de crise migratoire, Jordan Bardella s'est rendu le mois dernier dans le nord de la France. Après un passage à Calais, il est allé à la station-service Total du terminal Eurotunnel à Coquelles, une station emmurée et entourée de barbelés comme il l'a montrée sur son compte Twitter. "Je vous rappelle qu'il y a beaucoup d'entreprises, beaucoup de maisons qui sont obligées de se barricader parce qu'il y a des centaines de migrants qui déambulent dans les villes de Calais et qui posent aussi des problèmes de sécurité", a-t-il poursuivi au micro de Laurence Ferrari avant d'ajouter qu'un "pays sans frontières est un pays submergé".

 

Le député européen a chargé le gouvernement qu'il a jugé responsable de cet afflux de migrants en France, et par la même occasion de ce drame. Il y a "une responsabilité morale de toute la classe politique qui appelle depuis des années, depuis des décennies, à l'immigration massive". Un message politique selon Jordan Bardella qui serait "un appel d'air". "Ces gens-là font croire à ces populations que l'Europe est encore un eldorado, que nous pouvons accueillir encore des centaines de milliers de personnes".

 

Mais le membre du RN a aussi pointé du doigt la responsabilité des ONG qu'il accuse être des "organisations, associations pro-migrants". "SOS Méditerranée va parfois chercher les migrants jusqu'à 10, 15, 20 km des côtes libyennes ou tunisiennes pour les ramener sur les côtes européennes ! Il y a un principe de non-refoulement qui est hallucinant !"

"Ces migrants doivent, non pas être répartis dans nos campagnes, mais ils doivent être ramenés dans leur pays d'origine", a-t-il conclu.