Mesures de freinage contre l'épidémie, sanctions... Ce que Jean Castex n'a pas annoncé

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Jean Castex
Le Premier ministre n'a pas exclu un possible un renconfinement en cas de besoin (Illustration). © Ludovic MARIN / AFP
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Après un Conseil de défense, Jean Castex est intervenu mercredi au JT de 13 heures de TF1 pour détailler les modalités de l'extension du pass sanitaire, en vigueur dans les lieux de culture et de loisirs. Mais le Premier ministre n'a pas pour autant annoncé de mesures de freinage contre l'épidémie, renvoyant ainsi la décision aux préfets.

Le Premier ministre a pris la parole mercredi dans le journal de 13 heures de TF1 pour détailler les modalités d'application du pass sanitaire contre le coronavirus. Désormais, l'accès à certains établissements culturels et de loisirs recevant du public est donc soumis à ce dispositif. Pour autant, Jean Castex n'a proposé aucune mesure de freinage national contre l'épidémie de Covid, alors que le nombre de contaminations a bondi de 140% en une semaine et que bon nombre de zones touristiques sont concernées. 

"Il faut des mesures très fortes"

Il renvoie en effet aux préfets la décision de prendre des mesures locales et ciblées, comme c'est déjà le cas en Haute-Corse et dans les Pyrénées-Orientales, à savoir la fermeture des bars et des restaurants à 23 heures ou l'obligation de port du masque en extérieur. Des restrictions bien trop insuffisantes pour Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses au CHU de Grenoble. "L'épidémie flambe et je pense que pour l'heure on la regarde flamber. Médicalement il n'y a pas de miracles, il faut des mesures très fortes et sans doute très temporaires", juge-t-il. "Un confinement de deux semaines semble peut-être suffisant au point où l'on en est actuellement. Ou alors une fermeture des lieux de contamination". 

Toujours est-il que selon lui, il n'y a pas d'autres solutions pour freiner la dynamique de ces dernières semaines. "Les données récentes font état d'une contamination de +675% chez les gens qui ont fréquenté les bars", poursuit Jean-Paul Stahl. Mais comme le rappelle le professeur, son point de vue est purement médical. Le niveau d'acceptation de nouvelles mesures strictes serait en effet quasi nul, sans parler des personnes vaccinées. Mais comme l'a rappelé le Premier ministre, qui n'a par ailleurs pas définitivement exclu un possible reconfinement en cas de besoin, 96% des personnes contaminées recensées mardi n'avaient pas reçu d'injection.

Europe 1
Par Virginie Riva, édité par Manon Fossat