Marine Le Pen compare les migrants à des éoliennes dont "personne ne veut à côté de chez lui"

  • A
  • A
Lors d'une interview sur l'immigration, Marine Le Pen a comparé les migrants à des éoliennes dont personne ne veut.
Lors d'une interview sur l'immigration, Marine Le Pen a comparé les migrants à des éoliennes dont personne ne veut. © LUDOVIC MARIN / AFP
Partagez sur :
Interrogée dimanche sur l'immigration dans le cadre des élections européennes à venir, Marine Le Pen a comparé les migrants à des éoliennes, estimant que "tout le monde est d'accord pour qu'il y en ait mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui".

"Les migrants c'est comme les éoliennes, tout le monde est d'accord pour qu'il y en ait mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui", a affirmé dimanche la présidente du Rassemblement nationalMarine Le Pen.

Interrogée sur l'immigration, sujet au cœur de sa campagne pour les élections européennes de mai, Marine Le Pen a estimé être sur la même ligne que le ministre de l'Intérieur d'extrême droite italien Matteo Salvini. "Matteo Salvini ne veut plus d'immigration. Mais il donne des leçons à ceux qui viennent dire à l'Italie : 'Mais comment ça, c'est honteux, vous ne voulez plus de migrants ?'. Il dit 'ben vous en voulez ? Prenez-les'", a-t-elle dit pendant l'émission Le Grand Jury de RTL/LeFigaro/LCI.

"Nous devons protéger nos frontières nationales"

Et d'ajouter : "Les migrants c'est comme les éoliennes, tout le monde est d'accord pour qu'il y en ait mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui". "Moi, je considère, comme Matteo Salvini, qu'il faut arrêter l'immigration et je suis parfaitement opposée, contrairement aux Républicains qui les votent en toutes circonstances, à la relocalisation forcée des migrants dans des pays qui ne souhaitent pas les accueillir", a-t-elle expliqué.

Selon elle, "nous devons protéger nos frontières nationales. Nous pouvons nous servir de Frontex non pas comme une agence d'accueil des migrants, parce que c'est ce qu'est Frontex aujourd'hui, mais comme d'un corps de garde-côtes européen qui interviendrait à la demande d'un État pour venir l'aider face à un afflux massif à un moment donné".

Des migrants à ramener dans leur port d'origine

Interrogée sur le navire de l'ONG allemande Sea-Eye qui a débarqué 62 migrants samedi à Malte, après avoir été refusés par l'Italie, elle a répondu que dans ce type de cas, il fallait "arraisonner, mettre en sécurité les migrants et les ramener dans leur port d'origine". Les 62 migrants bloqués depuis 10 jours sur le navire de l'ONG Sea-Eye ont débarqué samedi à Malte après un nouvel accord de répartition impliquant cette fois l'Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg.