Loi école : le Sénat supprime le regroupement collège-école, sans opposition du ministre

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Jean-Michel Blanquer a dit entendre "parfaitement ceux qui disent que [ce regoupement] est prématuré".
Jean-Michel Blanquer a dit entendre "parfaitement ceux qui disent que [ce regoupement] est prématuré". © FRED TANNEAU / AFP
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Le regroupement des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles au sein d'un nouveau type d'établissement "des savoirs fondamentaux" ne sera pas possible.

Le Sénat a supprimé la disposition contestée du projet de loi école permettant un regroupement des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles au sein d'un nouveau type d'établissement "des savoirs fondamentaux". Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer ne s'y est pas opposé, s'en remettant à la "sagesse" des sénateurs.

"Besoin de temps"

"Nous avons clairement le sentiment qu'il y a besoin de temps, de maturation", a déclaré Jean-Michel Blanquer, soulignant qu'"on ne peut pas ne pas entendre" la contestation qui s'est exprimée ces dernières semaines. Cette disposition avait été introduite par voie d'amendement d'une députée La République en marche à l'Assemblée nationale, suscitant l'inquiétude des parents d'élèves, du corps enseignant comme des élus locaux.

En commission, les sénateurs l'avaient supprimée à l'unanimité, mais en séance publique, vendredi, Jacques Grosperrin (Les Républicains) a défendu un amendement proposant une nouvelle rédaction pour ce type d'établissement, avec des garanties explicites pour tenter d'apaiser les inquiétudes. "Ceintures et bretelles", a commenté sa collègue Laure Darcos.

Blanquer y voit un "sujet des prochains mois"

Cet amendement "de compromis" a finalement été retiré par son auteur, à l'issue d'un long débat, le ministre s'en remettant à la sagesse du Sénat. Tout en défendant "la raison d'être" du dispositif - assurer pour les élèves "un continuum" entre le primaire et le collège -, Jean-Michel Blanquer a dit entendre "parfaitement ceux qui disent que c'est prématuré".

"Peut-être peut-on consacrer certains principes à l'occasion de cette loi, c'est une question qui reste ouverte", a-t-il poursuivi. "Ce qui est certain, c'est que le débat est très ouvert désormais et de toute façon ça n'est pas un sujet seulement des prochains jours, des prochaines semaines à la faveur de cette loi, mais c'est un sujet des prochains mois pour avoir la plus vaste concertation avec les associations d'élus, avec les syndicats".