Listes électorales : des difficultés en nombre très limité, selon l'Intérieur

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Les électeurs radiés des européennes représentent "moins de 0.005% du corps électoral".
Les électeurs radiés des européennes représentent "moins de 0.005% du corps électoral". © Boris HORVAT / AFP
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Selon le ministre de l'Intérieur, seuls 2.000 électeurs ont été radiés des listes électorales par erreur et n'ont pas pu voter lors des élections européennes dimanche. 

Les difficultés liées aux listes électorales qui ont empêché certaines personnes de voter aux élections européennes dimanche ont été extrêmement limitées, a indiqué mercredi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Les problèmes rencontrés étaient dus à la mise en place d'un Répertoire électoral unique (REU), décidée en 2016 pour lutter contre la non inscription et nettoyer les listes.

"Comme tout changement, cela a suscité des inquiétudes, parfaitement légitimes", a déclaré le ministre devant l'Assemblée nationale, évoquant "un certain nombre d'incompréhensions, qui sont des conséquences inhérentes au déploiement d'un dispositif de cette importance". "Le jour du scrutin, certains électeurs n'ont malheureusement pas pu voter, parce qu'ils avaient été radiés des listes électorales", a-t-il noté : "Il y a 47,2 millions d'électeurs et, selon les chiffres qui m'ont été indiqués, seuls 2.000 électeurs, soit moins de 0.005% du corps électoral, ont été radiés des listes en raison de l'impossibilité de les identifier".

Des bugs le jour du scrutin 

Outre les radiations, des "modifications par rapport à l'état-civil" sont également apparues lors de la mise en place du nouveau dispositif. "C'est pourquoi j'avais fait une circulaire à tous les préfets, à destination des maires et des présidents de bureaux de vote, pour que cela soit appliqué avec souplesse", a-t-il rappelé. Le ministère fera un "bilan précis" des difficultés rencontrées, a-t-il précisé.

Géré par l'INSEE, le REU, dont c'était le baptême du feu, remplace les fichiers électoraux autrefois gérés par les 35.000 communes. Il permet notamment les inscriptions jusqu'à une date plus proche du scrutin, cette année le 31 mars, au lieu du 31 décembre auparavant. 740.000 personnes supplémentaires ont ainsi pu être inscrites sur les listes du 1er janvier au 31 mars 2019, selon les chiffres de l'Intérieur. Des radiations non justifiées, des problèmes d'état civil, de dates erronées, étaient apparus avant le scrutin et le jour même du vote dans un certain nombre de mairies.