«Les Insoumis propagent une haine anti-flics » : nouvelle passe d'armes entre Bruno Retailleau et LFI
En accusant une nouvelle fois les forces de l'ordre de "tuer partout", la France insoumise déclenche la polémique et s'attire les foudres du ministre de l'Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau. Ce dernier accuse les Insoumis de "mettre une cible dans le dos de chaque gendarme".
Alors que des violences sont redoutées en marge des cortèges, ce jeudi 18 septembre, Jean-Luc Mélenchon joue la carte de la provocation.
Au lieu d'appeler au calme, les Insoumis choisissent de jeter de l'huile sur le feu, multipliant les formules choc contre la police. Pour leur chef de file à l'Assemblée, Mathilde Panot, ce n'est pas un débat mais c'est un fait. Elle l'affirme sans l'ombre d'un doute, "la police tue partout".
Bruno Retailleau directement visé
"On peut parler d'Adama Traoré, on peut parler de Souheil El Khalfaoui, on peut parler de Cédric Chouviat. Oui, bien sûr il y a beaucoup de cas et d'ailleurs la France est même championne d'Europe du nombre de tirs qui sont mortels par les policiers et donc je pense qu'il faut s'interroger", a une nouvelle fois affirmé Mathilde Panot.
Dans la foulée, Jean-Luc Mélenchon cible Bruno Retailleau, en demandant des sanctions politiques contre le ministre de l'Intérieur démissionnaire qu'il présente comme un fauteur de trouble. Le patron des LR répond en dénonçant le climat instauré par LFI qui met en danger les forces de l'ordre.
"C'est mettre une cible dans le dos de chaque gendarme, de chaque policier. C'est une autorisation de taper du flic ou du gendarme. C'est inacceptable. Et j'accuse solennellement les Insoumis de propager cette haine anti-flics", a fustigé Bruno Retailleau. La provocation érigée en ligne politique par les Insoumis avec la sécurité publique comme variable d'ajustement.