Le plan jeunes du gouvernement est "une double bonne nouvelle", mais...

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Le plan jeunes du gouvernement prévoit une aide de 4.000 euros pour favoriser 450.000 embauches d'ici janvier. (photo d'illustration) © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Pour le président de la branche conseil du Syntec, Matthieu Courtecuisse, le plan jeunes présenté ce jeudi par le gouvernement est une "double bonne nouvelle". Mais malgré l'enveloppe de 6,5 milliards sur deux ans, il prédit que les "embauches vont rester très limitées".
INTERVIEW

230.000 contrats d'apprentissage, 100.000 contrats de professionnalisation, mais aussi une prime pour les entreprises qui embauchent un jeune de moins de 25 ans... On connaît désormais le détail du plan jeunes du gouvernement. Une enveloppe de 6,5 milliards d'euros sur 2020-2021 y sera consacrée. Du "jamais vu" selon le Premier ministre Jean Castex. Le dispositif doit aider les 700.000 à 800.000 nouveaux entrants sur le marché du travail à trouver leur place dans une période qui s'annonce économiquement difficile, sur fond de crainte d'une seconde vague de coronavirus

"Il fallait que ce plan soit massif et concerne tout le monde"

Un plan jeunes approuvé Matthieu Courtecuisse, le président de la branche conseil du Syntec (la fédération des entreprises technologiques) qui y voit "une double bonne nouvelle", ce jeudi au micro d'Europe 1. "Non seulement les jeunes diplômés vont pouvoir bénéficier de cette aide, mais également les apprentis qui sont entre bac+3 et bac+5, puisque normalement ils vont aussi être inclus dans le dispositif". "Il faut absolument aider les entreprises à pouvoir les embaucher dès que possible", ajoute-t-il, en pointant la nécessité d'un déploiement "avant que les générations des années suivantes n'arrivent, en particulier les stagiaires".

Mais "les embauches vont rester très limitées"

Matthieu Courtecuisse semble particulièrement satisfait que le plan comprenne des aides aux jeunes diplômés. Bien qu'ils soient souvent considérés comme mieux armés que les non-diplômés, il rappelle que "les études démontrent que lors des crises précédentes, ils étaient toujours moins dans l'emploi cinq à sept ans après". Sans oublier que ces mêmes jeunes diplômés sont "également moins rémunérés que leurs camarades" ayant fini leurs études dans une période plus favorable. Et de résumer : "Il fallait que ce plan soit massif et concerne tout le monde, parce que c'est vraiment les jeunes dont on a besoin pour l'économie de demain."

Quant à savoir si les entreprises de sa fédération vont jouer le jeu en se saisissant du dispositif, Matthieu Courtecuisse répond par l'affirmative, sans toutefois se bercer d'illusions : "Les embauches vont rester très limitées, il faut donc absolument que les jeunes se préparent et soient le plus motivé possible pour entrer sur le marché du travail dès le mois de septembre."

Europe 1
Par Ugo Pascolo