L’accord sur les transports en Île-de-France est “un moment historique”, se félicite Pécresse

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Valérie Pécresse était l'invitée de la matinale d'Europe 1. 3:56
Valérie Pécresse était l'invitée de la matinale d'Europe 1. © Europe 1
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Invitée mercredi de la matinale d'Europe 1, la présidente de la région Île-de-France​ Valérie Pécresse est revenue sur l'accord signé entre la région et l'exécutif pour compenser les pertes de recettes liées au Covid-19, estimées à 2,6 milliards d'euros cette année. Elle affirme que c'est un "moment historique" et y voit "de la part du Premier ministre une vraie préoccupation pour les transports du quotidien."
INTERVIEW

La fin du bras de fer. Mardi, la région Île-de-France et l'État ont signé un accord pour compenser les pertes de recettes liées au coronavirus en matière de transports en commun franciliens, via une subvention. Invitée mercredi de la matinale d'Europe 1, la présidente de la région Valérie Pécresse s'est félicitée de cet accord, qu'elle qualifie de "moment historique." "L'État compensera intégralement nos pertes de recettes", a-t-elle expliqué, rappelant qu'avec le confinement et la distanciation sociale, la région "a frôlé la catastrophe et a subi des pertes abyssales", à hauteur de 2,6 milliards d'euros.

Cinq millions de personnes concernées par les transports du quotidien en Île-de-France

"J'y vois de la part du Premier ministre une vraie préoccupation sincère pour les transports du quotidien", explique la présidente de la région Île-de-France. "J’ai été tétanisée : l’État avait fait un plan de relance pour l’aérien et pour l’automobile. Il parlait des petites lignes et du fret ferroviaire, mais il ne parlait pas des transports du quotidien, qui concerne cinq millions de personnes en Île-de-France", rappelle Valérie Pécresse, qui affirme que l'accord sera aussi "bénéfique pour toutes les autres grandes villes qui ont subi d’énormes pertes et qui vont pouvoir s’appuyer sur cette négociation pour demander à l’État de les aider."

"L'accord que nous avons signé ne couvre les pertes que pour 2020"

Y aura-t-il des contreparties ? Non, à comprendre Valérie Pécresse. "Aujourd'hui, il y a une prise de conscience au sommet de l'État que la relance économique est main dans la main avec les régions", justifie-t-elle. Toutefois, une clause de revoyure est inscrite dans l’accord "parce que la situation (sanitaire et économique, ndlr) est extrêmement incertaine", explique la présidente de la région Île-de-France.

"Donc nous allons nous revoir en juin 2021 pour faire le bilan de l’année 2021. Aujourd'hui, l'accord que nous avons signé ne couvre les pertes que pour 2020", conclut Valérie Pécresse, affirmant qu’environ 65% des utilisateurs sont retournés sur le réseau.

Europe 1
Par Ariel Guez