Grand débat : "Si on ne corrige rien, nous aurons loupé notre chance", reconnaît Le Gendre

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Gilles Le Gendre sur Europe 1 2:38
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Alors que "le grand débat" s'invite à l'Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, patron du groupe LREM, assure que la majorité n'aura "aucun complexe" à revenir sur des mesures qu'elle a elle-même décidées.
INTERVIEW

L'hémicycle était bien vide, mardi soir, au moment de s'emparer du "grand débat national" à l'Assemblée.  Les députés de l'opposition ont décidé, pour certains, de boycotter l'événement. Une "bouderie", selon Gilles Le Gendre, patron du groupe LREM. "C'est vrai que nos oppositions ne sont pas très bonnes joueuses. Elles ne croyaient pas au débat. Et puis patatra ! Ça a été un immense succès. Et aujourd'hui, elles boudent", résume à sa façon l'élu au micro d'Audrey Crespo-Mara, mercredi sur Europe 1.

"Une refondation totale du pays"

Pour la majorité, deux mois et demi après le lancement du "grand débat", "l'heure est venue de prendre des décisions". "Et nous allons les prendre", assure Gilles Le Gendre. "Dans le courant du mois d'avril, nous aurons une vision très claire des pistes explorées, certaines portant sur des mesures immédiates, d'autres sur des transformations plus profondes. C'est à une refondation totale du pays que les Français nous ont invités."

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Dans cette logique, le patron du groupe LREM à l'Assemblée n'exclut pas par principe de revenir sur des mesures prises au cours des deux premières années du mandat d'Emmanuel Macron. "Nous n'avons aucun complexe dans ce domaine. Nous avons écouté les Français pendant deux mois. Si, à l'issue du débat, on dit qu'on ne change rien et qu'on ne corrige rien, nous aurons vraiment loupé notre chance. Nous sommes parfaitement prêts à assumer des corrections de trajectoires si elles correspondent à un vrai besoin des Français, et si nous sommes capables de les intégrer dans un cap politique qui, lui, va rester le même", affirme-t-il.

Parmi les pistes explorées : la réindexation des pensions de retraite sur l'inflation. Gilles Le Gendre confirme : "Nous n'avons pas encore totalement fait la restitution du grand débat, mais il est certain que nous avons un certain nombre de pistes. Celle des retraites est une piste sérieuse. Nous avons compris que les retraités ne comprenaient pas la mesure que nous avions prise, même si elle avait des justifications."

Europe 1
Par Anaïs Huet