Fiscalité écologique sur les carburants : "une arnaque" selon Olivier Faure

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Pour le Premier secrétaire du PS, le gouvernement cherche "à compenser les cadeaux fiscaux qu'il a fait par ailleurs". 

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a accusé mardi le gouvernement de se livrer à "une arnaque" en cherchant, sous prétexte de fiscalité écologique sur les carburants, à "compenser ses cadeaux fiscaux".

"La réalité, c'est que sur cinq ans, le gouvernement a prévu de prélever 55 milliards d'euros via cette fiscalité écologique et figurez-vous que ce sont seulement 10 petits milliards sur ces 55 milliards qui vont finalement financer la transition énergétique", a assuré le député PS devant la presse.

"Le gouvernement fait les poches des Français". "Donc tout le monde comprend bien qu'il y a une arnaque et que la vérité, c'est que, en fait, le gouvernement fait les poches des Français non pas pour de bonnes raisons, mais il le fait parce qu'en réalité, il cherche à compenser les cadeaux fiscaux qu'il a faits par ailleurs", a-t-il dénoncé.

"La fiscalité devrait permettre de rapprocher le prix des deux carburants, le diesel et l'essence. En réalité, ils ont aussi augmenté le prix de l'essence et donc c'est là où il y a quelque chose qui ne colle pas, et on a bien compris qu'en réalité, c'est une opération purement budgétaire pour compenser des baisses fiscales", a encore argumenté le premier secrétaire du PS.

La hausse du prix du diesel était prévue dans le programme de Macron. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a défendu mardi la hausse du prix du diesel, estimant que "quand on a aimé Nicolas Hulot, on assume d'avoir une fiscalité" destinée à faire évoluer les comportements des Français sur ce terrain.

Il a rappelé que la hausse du prix du diesel faisait partie du programme du candidat Macron pendant la campagne pour la présidentielle, et a fait valoir que si le gouvernement procédait à un "alignement" du prix du diesel sur celui de l'essence, il met aussi "en face la prime à la conversion" des véhicules, "jusqu'à 2.000 euros par véhicule".