Européennes : La République en marche inquiétée par le Rassemblement national dans un sondage

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Pour Emmanuel Macron et La République en marche, les élections européennes de mai 2019 sont un scrutin crucial. 1:32
Pour Emmanuel Macron et La République en marche, les élections européennes de mai 2019 sont un scrutin crucial. © Ben STANSALL / AFP
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Seulement deux points séparent le parti présidentiel de celui de Marine Le Pen dans les intentions de vote pour les européennes de mai 2019, selon un sondage Ifop.

C'est un sondage délicat de plus pour Emmanuel Macron. À huit mois et demi des élections européennes, La République en marche ne devance plus le Rassemblement national (ex-Front national) que de trois petits points dans les intentions de vote, d'après un sondage Ifop pour Paris-Match, CNews et Sud Radio publié mercredi*. Jamais l'écart n'avait été aussi faible entre les deux formations depuis le début du quinquennat.

 

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Vers un vote sanction ? Dans le détail, LREM perd trois points par rapport à la précédente enquête, menée fin juin (20% contre 23% avant l'été). "Symboliquement, 20% c'est en dessous du socle électoral d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle", analyse Frédéric Dabi. Le directeur général adjoint de l’Ifop voit dans ce chiffre le début d'un vote sanction : moins d'un tiers des électeurs d'Emmanuel Macron à la présidentielle voterait pour lui si l'élection avait lieu dimanche. Derrière, le Rassemblement national perd tout de même deux points, à 18% d'intentions de vote, contre 20% il y deux mois. La liste des Républicains reste stable, à 15%.

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On s'affirme de plus en plus comme les leaders du camp progressiste, mais qui refusent les traités européens

Mais ce qui a de quoi inquiéter en plus haut lieu, c'est la percée des Insoumis, passés de 11% à 14% durant l'été. "C'est nous qui progressons de plus en plus. On se rapproche beaucoup des Républicains ainsi que du Front national", savoure Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, au micro d'Europe 1. "L'idée aussi de gagner des rangs, si on considère l'élection présidentielle, est tout à fait possible. On s'affirme de plus en plus comme les leaders du camp progressiste, mais qui refusent les traités européens."

Mauvaise passe. Un revers de la République en marche lors de ce premier test électoral de mi-mandat serait un gros coup dur pour Emmanuel Macron et l'ensemble de sa majorité, actuellement dans une mauvaise passe après la démission de Nicolas Hulot, les soubresauts de l'affaire Benalla ou encore les atermoiements autour du prélèvement de l'impôt à la source.

Dans la dernière enquête d'opinion, le président de la République perd quatre points d'opinions favorables sur son action à 23% par rapport au mois précédent, son "plus faible score de popularité depuis son élection", précise l'institut YouGov, qui a réalisé ce sondage publié jeudi.

*Sondage Ifop-Fiducial pour Paris-Match, Sud Radio et CNews, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne le 30 et 31 août auprès d'un échantillon représentatif de 1.403 électeurs.

Europe 1
Par Virginie Riva, édité par Thibaud Le Meneec