Estrosi : "En tant que maire, je veux pouvoir fermer un lieu de culte ou une école hors contrat"

, modifié à
  • A
  • A
Christian Estrosi maire de Nice 1:35
Estrosi : "En tant que maire, je veux pouvoir fermer un lieu de culte ou une école hors contrat" © Valery HACHE / AFP
Partagez sur :
Au lendemain de l'attentat de Nice, qui a fait trois victimes, Christian Estrosi, demande sur Europe 1 à ce que les maires de France aient le pouvoir de dissoudre des organisation "s'attaquant aux valeurs de la République". "Il faut des actes immédiats", assure-t-il. 
INTERVIEW

Au lendemain de l'attentat de Nice, où trois personnes ont été assassinées au couteau dans la basilique Notre-Dame au cri d'"Allah Akbar", l'incompréhension et le choc subsistent. Christian Estrosi, maire LR de la ville, réclame le pouvoir d'agir sur Europe 1 face à "l'islamofascisme". "Il faut des actes immédiats, assène-t-il sur Europe 1. Il faut dissoudre rapidement toutes les organisations s'attaquant aux valeurs de la République, je demande que les maires aient la compétence pour le faire." 

"Je veux, en tant que maire, pouvoir prononcer la fermeture administrative d'un lieu de culte où je sais qu'il se passe des choses qui ne sont pas conformes aux valeurs de la République", ajoute-t-il. "Je veux pouvoir fermer une école hors contrat lorsqu'on n'y respecte pas les principes de la République française."

Utilisation de la reconnaissance faciale 

Christian Estrosi demande à ce que le pouvoir de faire soit partagé "entre l'Etat et les maires qui ont la volonté d'agir". "J'ai un réseau de caméras de surveillance de 3.800 caméras. Nous avons développé l'intelligence artificielle et la reconnaissance faciale, mais à cause d'une institution poussiéreuse qu'est la CNIL, les gouvernements successifs ne cessent de m'opposer que nous ne pouvons pas utiliser la reconnaissance faciale, que je n'ai pas le droit de posséder les fichiers des personnes dangereuses présentes sur mon territoire ou de disposer du nom et de l'adresse des personnes refoulées du droit d'asile et qui ne sont pas rentrées chez elles", dénonce-t-il. 

"Il est temps qu'il y ait une cogestion entre les maires, les préfets, le gouvernement. Et qu'en même temps, le président, qui est le chef des armées, se voit doter pour un temps précis d'un pouvoir supplémentaire pour prendre des mesures supplémentaires", conclut le maire de Nice.  

Europe 1
Par Mathilde Durand