Élections européennes : Édouard Philippe ne veut pas "spéculer" sur les résultats

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Édouard Philippe a affirmé jeudi se refuser à toute "spéculation" sur un éventuel mauvais score de la majorité aux élections européennes.
Édouard Philippe a affirmé jeudi se refuser à toute "spéculation" sur un éventuel mauvais score de la majorité aux élections européennes. © THOMAS SAMSON / AFP
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Le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré vouloir avant tout "préparer la mise en oeuvre de l'acte II et de faire en sorte que l'on passe des annonces, des principes, à la réalité", jeudi.

Le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé jeudi se refuser à toute "spéculation" sur un éventuel mauvais score de la majorité aux élections européennes de dimanche, assurant vouloir continuer à "mettre en oeuvre l'acte II" des réformes annoncées par le président Emmanuel Macron.

"Je ne fais pas de spéculation, de conjecture, sur les résultats", a déclaré Édouard Philippe sur Cnews, affirmant pour sa part "faire campagne jusqu'au dernier moment". "J'ai observé que dans ces périodes juste avant les élections, il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui se posent beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions sur ce qui se passerait après l'élection, j'y vois une grande preuve de fébrilité", a-t-il critiqué.

Édouard Philippe compte mettre en place l"'acte II" des réformes

Concernant son propre sort après le 26 mai, Edouard Philippe a rappelé que "la présence d'un Premier ministre à Matignon tient à la confiance que lui accorde le président, au soutien que lui octroie la majorité et à sa volonté de continuer à mettre en oeuvre une politique". "Ces trois conditions, elles sont là", a-t-il affirmé.

Le président Emmanuel Macron "a dit" lors de sa conférence de presse en avril "quels étaient les éléments fondamentaux de cet acte II. Moi, mon travail c'est de préparer la mise en oeuvre de l'acte II et de faire en sorte que l'on passe des annonces, des principes, à la réalité", a souligné le chef du gouvernement.

"Notre pays, il n'a pas envie de ralentir, il a envie d'avancer"

Il a contesté tout idée de "pause". "Pas du tout, le président a déjà indiqué que l'ensemble des mesures que nous allions mettre en oeuvre étaient cohérentes avec les engagements qu'il avait pris au moment de l'élection présidentielle et (...) que les changements interviendraient sur la méthode, sur la façon d'associer, sur l'idée de mettre plus d'humain dans les transformations que nous sommes en train de mettre en oeuvre", a-t-il rappelé.

"Notre pays, il n'a pas envie de ralentir, il a envie d'avancer", a ajouté le Premier ministre. "Nous allons continuer à transformer notre pays pour faire en sorte qu'il soit à la fois plus libre, plus dynamique, plus prospère, plus attractif", a-t-il poursuivi, en citant notamment la réforme de la fonction publique ou celle des retraites.