Municipales : Edouard Philippe laisse la porte ouverte pour le Havre… mais qu’en pensent les Havrais ?

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Après avoir définitivement enterré une possible candidature à la mairie de Paris lors du "Campus des Territoires" de LREM, Edouard Philippe a affirmé que la seule ville où il pourrait se présenter est Le Havre. Europe 1 a voulu vérifier si cette fidélité aux Havrais était réciproque.
REPORTAGE

Le Premier ministre lorgne-t-il sur la mairie du Havre ? Dimanche, dans le cadre du "Campus des territoires" de La République en marche, Edouard Philippe a en tout cas définitivement enterré une candidature aux municipales à Paris : "On n’est jamais candidat qu’à l’endroit où l’on est enraciné. Mes tripes, elles ont un goût d’eau salé", a-t-il déclaré. Tout en précisant, "si un jour je devais être candidat, je ne vois pas où ça pourrait être ailleurs qu’au Havre".

>> Cette fidélité à sa ville de cœur et à ses habitants est-elle réciproque ? Europe 1 est allée poser la question aux Havrais, sur le quai de la gare Saint-Lazare à Paris. 

"Tous les Havrais que je connais sont contents de ce qu'il a fait, même ceux qui votaient socialiste", explique un premier habitant de la ville que le Premier ministre a dirigé entre 2010 et 2017. "Il a beaucoup fait pour sa mairie, il était bien. Je pense que retourner au Havre, ça serait bien pour lui, parce que le peuple serait proche de lui", ajoute une femme. "Il n'aurait jamais dû quitter le Havre", lance même un ancien administré d'Edouard Philippe. 

"Il a fait pas mal de choses pour Le Havre, peut-être même plus que pour les Français"

"Il a fait pas mal de choses pour Le Havre, peut-être même plus que pour les Français", glisse-t-il dans un rire, avant de continuer dans l'humour : "revenir à la mairie, c'est peut-être la meilleure chose qu'il puisse faire, surtout en ce moment". Sur le quai de la gare, seul un homme ne porte pas l'actuel Premier ministre dans son cœur : "Je pense qu'il n'a jamais été du Havre ! Du coup, je ne vois pas bien ce que ses tripes y feraient !".

Europe 1
Par Jean-Gabriel Bourgeois, édité par Ugo Pascolo