Droit du travail : FO "prête à discuter" si "des marges de manœuvre" existent

Pour Jean-Claude Mailly, la discussion "doit être une vraie concertation sur le fond".
Pour Jean-Claude Mailly, la discussion "doit être une vraie concertation sur le fond". © BERTRAND GUAY / AFP
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avec AFP
Le secrétaire général de Force Ouvrière conseille au gouvernement d'avoir des "relations équilibrées avec les principales organisations syndicales" et "pas d'interlocuteur privilégié".

Force ouvrière est "prête à discuter" de la réforme du travail voulue par Emmanuel Macron s'il existe de véritables "marges de manœuvre", assure dimanche son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, dans un entretien publié en ligne par Les Echos.

"Une concertation sur le fond". "De ce que j'ai pu entendre et lire, le message qu'envoie l'exécutif est que sur le code du travail, il y a des marges de manœuvre, de vraies marges de discussion", dit Jean-Claude Mailly au quotidien économique, affirmant que "si c'est le cas, Force ouvrière est prête à discuter". La discussion "doit être une vraie concertation sur le fond avec le temps nécessaire", prévient-il, mettant en garde contre la précipitation ayant, selon lui, conduit à la fronde sociale sur la loi El Khomri à la fin du quinquennat de François Hollande.

"Ayez des relations équilibrés". "Le conseil que je donne au gouvernement, c'est : 'ayez des relations équilibrées avec les principales organisations syndicales, n'ayez pas d'interlocuteur privilégié, ça finit toujours mal'", poursuit-il, dans une référence voilée à la CFDT, soutien des précédentes réformes sociales. Emmanuel Macron, comme ministre de l'Économie, "n'a pas fait preuve d'un grand esprit d'écoute et de dialogue", affirme Jean-Claude Mailly, en citant notamment la loi éponyme qui a libéralisé le travail du dimanche. "Mais être ministre et président de la République, ce n'est pas la même chose. Nous le jugerons aux actes", conclut-il..

Discuter pour enrichir.Dans un entretien au Journal du Dimanche, le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué que la réforme du code du travail allait être "discutée pour l'enrichir et l'expliquer", ajoutant que la discussion avec les organisations syndicales est "indispensable".