Des cadres de LFI dénoncent dans une note le fonctionnement du mouvement

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Le texte ajoute une pression supplémentaire sur les épaules de Jean-Luc Mélenchon (photo d'archives).
Le texte ajoute une pression supplémentaire sur les épaules de Jean-Luc Mélenchon (photo d'archives). © Eric FEFERBERG / AFP
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Les signataires, 42 cadres et militants, demandent une "assemblée constituante du mouvement pour la rentrée".

Quarante-deux cadres et militants de La France insoumise dénoncent le fonctionnement du mouvement où n'existe "aucune véritable instance de décision collective", dans une note interne dévoilée jeudi par Le Monde et dont l'AFP a obtenu copie.

Pression supplémentaire sur Jean-Luc Mélenchon

Après "le fort recul de LFI aux élections européennes" - 6,31% des voix - et de premières contestations du fonctionnement et de la ligne du mouvement, notamment par la députée Clémentine Autain, ces signataires appellent les dirigeants à "repenser le fonctionnement" du mouvement. Les signataires demandent aussi une "assemblée constituante du mouvement pour la rentrée".

Le texte, diffusé mercredi, met une pression supplémentaire sur le chef de file Jean-Luc Mélenchon, qui a dit devoir s'exprimer "après le 6 juin" sur la suite concernant LFI et lui-même. 

Un fonctionnement "dangereux pour l'avenir du mouvement"

En parallèle de la création d'outils de fonctionnement horizontaux à la base, "aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n'a été mise en place", constatent-ils. Selon les auteurs, "les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation - prérogatives, champ d'action, identité, statut - sans qu'ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire".

Un "fonctionnement dangereux pour l'avenir du mouvement", estiment les signataires: "La campagne des élections européennes a été particulièrement impactée par ces incertitudes (tiraillements programmatiques autour de la stratégie plan A/plan B (pour renégocier les traités, NDLR), mot d'ordre de 'référendum anti Macron', relativisation du rôle des députés européens, (...) annonce d'une 'fédération populaire' à venir...)". "Dangereux" aussi parce qu'ayant conduit à de multiples départs et exclusions ces derniers mois, avec fracas ou "silencieux", ajoutent-ils.