Covid-19 : l'exécutif espère réussir la campagne de vaccination avant la présidentielle

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Emmanuel Macron s'est agacé de la lenteur de la campagne de vaccination devant ses ministres. 1:12
Emmanuel Macron s'est agacé de la lenteur de la campagne de vaccination devant ses ministres. © SEBASTIEN NOGIER / POOL / AFP
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En vue de l'élection présidentielle de 2022, l'exécutif n'a plus le droit à l'erreur concernant la gestion de la crise sanitaire. Conséquence : Emmanuel Macron souhaite accélérer la campagne de vaccination qui peine à décoller dans le pays, avec moins de 400 personnes vaccinées contre le Covid-19 selon un comptage datant de vendredi.

L'exécutif ne semble pas en mesure de se payer le luxe d'un mauvais feuilleton sur les vaccins contre le Covid-19, après les cafouillages de l'année 2020 sur les masques et les tests. En témoigne l'impatience du président de la République Emmanuel Macron qui veut absolument accélérer sur la campagne de vaccination, comme il l'a évoqué jeudi soir lors de ses voeux aux Françaises et aux Français. Le chef de l'État a déclaré qu'il ne laisserait pas une "lenteur injustifiée" s'installer.

Devant ses ministres, Emmanuel Macron s'agace

En réalité, le chef de l'Etat a commencé à faire part de son agacement dès mardi dernier. Lors du Conseil de défense, Emmanuel Macron a montré son mécontentement à ses ministres quant au rythme de vaccination dans l'Hexagone par rapport aux autres pays. Car même si le choix des personnes à vacciner en priorité est différent, l'écart est là, et pas à l'avantage de la France. Vendredi, au moins 78.000 personnes avaient été vaccinées en Allemagne contre la maladie, selon des chiffres du site indépendant CovidTracker, contre seulement 332 en France.

D'où l'accélération annoncée. Entre les soignants et l'opposition qui accusent l'exécutif d'aller trop doucement, l'exécutif n'a pas vraiment le choix. Sans vaccin, difficile d'envisager un retour à la vie normale pour les Français et pour l'économie, une étape à ne pas rater pour Emmanuel Macron. Celui-ci en est conscient, a fortiori à 16 mois de l'élection présidentielle de 2022.

"On ne juge jamais un marathon au premier kilomètre", se défend auprès d'Europe 1 un cadre de la majorité. "Attendons qu'il y ait au moins 10 kilomètres pour faire un point d'étape." Reste à voir si dans quelques semaines la France aura rattrapé son retard.

Europe 1
Par Aurélie Herbemont, édité par Jonathan Grelier