Coronavirus : "Probable" que le "déconfinement" ne se fasse pas "en une fois", selon Philippe

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Le Premier ministre Édouard Philippe a émis la possibilité que le déconfinement ne se pas "en une fois".
Le Premier ministre Édouard Philippe a émis la possibilité que le déconfinement ne se pas "en une fois". © AFP
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À l'issue de son audition en visioconférence mercredi en fin d'après-midi par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le coronavirus, le Premier ministre Édouard Philippe a émis la possibilité que le déconfinement ne se pas "en une fois".

Edouard Philippe a jugé "probable" mercredi que le déconfinement en France ne se fasse pas "en une fois, partout et pour tout le monde", en espérant pouvoir présenter une ébauche de stratégie "dans les jours, la semaine qui viennent".

Vers un confinement régionalisé ? 

"Nous avons demandé à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l'opportunité, la faisabilité d'un déconfinement qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de tests, en fonction, qui sait, de classes d'âge", a poursuivi le Premier ministre devant une mission d'information à l'Assemblée nationale. Pour l'heure, le confinement général en France est ordonné jusqu'au 15 avril. Interrogé par le président de l'Assemblée Richard Ferrand sur les critères qui conduiront au choix du déconfinement, Edouard Philippe a qualifié la question de "redoutablement complexe", rappelant qu'il n'y avait "pas de précédent" ni de "méthode éprouvée".

"Le nombre de cas sévères" sera "l'indicateur décisif"

"Il y a des éléments dont nous ne disposons pas entièrement aujourd'hui", a-t-il observé, évoquant l'absence pour l'heure de "traitements éprouvés" mais aussi les inconnues autour de "notre capacité à tester". "Encore faut-il savoir de quels tests on parle et de notre capacité à produire ces tests et dans de bonnes conditions", a-t-il poursuivi, alors que le gouvernement est dans l'attente de l'arrivée de tests sérologiques, c'est à dire par prélèvement sanguin.

Ces derniers tests, pratiqués massivement, devraient notamment permettre de mesurer "la proportion de nos concitoyens ayant été au contact avec le virus" et donc le degré d'"immunisation" de la population, a fait valoir le Premier ministre. "L'indicateur décisif" restera cependant "le nombre de cas sévères", l'exécutif tentant de faire en sorte que ce volume "ne dépasse pas le nombre de places d'accueil en service de réanimation".

 

 

"Prendre en compte avant tout les impératifs de santé" 

"Il est donc probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement général et absolu en une fois, partout et pour tout le monde", a souligné Édouard Philippe, en assurant que la décision "prendra en compte avant tout les impératifs de santé". "Nous espérons, et là encore je suis prudent, pouvoir avancer sur le sujet et présenter des éléments d'une stratégie de déconfinement dans les jours, la semaine qui viennent, de façon à donner une perspective à nos concitoyens", a-t-il conclu.