Un pari hautement risqué. Lundi, lors de sa conférence de presse de rentrée, François Bayrou a créé la surprise en annoncant qu'il allait se soumettre à un vote de confiance via l'article 49.1 de la Constitution, le 8 septembre prochain. Une manoeuvre périlleuse dont l'enjeu est de taille pour le chef du gouvernement, puisqu'en cas d'échec, il sera tout bonnement dans l'obligation de remettre sa démission. Le pays se retrouverait ainsi plongé dans une crise politique et l'ombre d'une nouvelle dissolution se ferait plus pressante.
Une stratégie qui n'est pas du tout du goût Erik Tegnér, directeur de la rédaction de Frontières. "On a l'impression de voir un enfant qui n'est pas content le jour de Noël et qui casse son jouet", lance-t-il dans Christine Kelly et vous. "C'est du chantage qu'il est en train de faire."