Évincé du gouvernement après la nomination de Sébastien Lecornu, Manuel Valls regrette amèrement cette décision dans les colonnes du Point. "Ma mission, qui nécessite du temps et de la stabilité, avait vocation à se poursuivre. Je devais mettre en œuvre l'accord de Bougival sur la Nouvelle-Calédonie, je n'ai donc pas compris la décision du président de la République", tacle l’ancien Premier ministre.
La dissolution de l'Assemblée nationale "a jeté le pays dans une crise démocratique"
Écœuré, Manuel Valls ne mâche pas ses mots contre Emmanuel Macron et sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale en juin 2024. "C’est une décision incompréhensible et incomprise, elle a jeté le pays dans une crise démocratique, ce poison ne pourra être écarté qu'à l'occasion d'une élection présidentielle", ajoute-t-il avant de s’en prendre personnellement au chef de l’État.
"Le macronisme a été la négation du politique, Emmanuel Macron a réuni autour du seul libéralisme plutôt que de la République", conclut Manuel Valls.