Antisémitisme : LFI va signer l'appel, le RN soutient "toutes initiatives"

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Jean-Luc Mélenchon participera mardi à la manifestation contre l'antisémitisme.
Jean-Luc Mélenchon participera mardi à la manifestation contre l'antisémitisme. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF, avaient lancé jeudi un appel contre l'antisémitisme. 

La France insoumise va signer l'appel contre l'antisémitisme lancé par quatorze partis politiques et Jean-Luc Mélenchon sera présent mardi soir au rassemblement organisé à Paris, a indiqué vendredi Manon Aubry, tête de liste LFI pour les européennes.

De son côté, le Rassemblement national a apporté dans un communiqué "son soutien à toutes initiatives visant à condamner l'antisémitisme et à assurer la solidarité de la République" avec les victimes. Cette lutte "passera par des actes forts", a-t-il aussi souligné, en "alert(ant)" par ailleurs de nouveau sur "le développement toxique du radicalisme islamiste".

Quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF, ont lancé jeudi un appel contre l'antisémitisme et invité à se réunir partout en France, notamment place de la République à Paris mardi à 19 heures. Selon l'entourage du premier secrétaire Olivier Faure, le Rassemblement national de Marine Le Pen n'a pas été invité à signer l'appel par le PS qui en est à l'initiative. Même chose pour Debout la France (DLF). Son président, Nicolas Dupont-Aignan, a cependant indiqué qu'il participerait à ce rassemblement, et accuse Olivier Faure, dans une lettre ouverte, de "détourner cette juste et noble cause qu'est la lutte contre l'antisémitisme pour favoriser de basses manipulations politiciennes".

Mélenchon dénonce une "grossière provocation du PS". Chez LFI, Jean-Luc Mélenchon, sollicité mardi via la messagerie Telegram selon Olivier Faure, "n'a pas répondu", a indiqué le premier secrétaire du PS. Le chef de file de LFI a répondu ne pas avoir reçu de "courrier", et il a dénoncé sur Twitter une "grossière provocation du PS". Le représentant légal de LFI, Manuel Bompard, a expliqué sur Twitter que LFI n'avait "pas été sollicitée pour signer", mais qu'elle "sout(enait) bien sûr" cet appel.

"Il n'y a aucune ambiguïté". Sur Radio Classique vendredi, Manon Aubry a accusé le PS d'"instrumentalisation", tout en reconnaissant qu'il "a envoyé un message Telegram". Mais "je n'appelle pas ça une invitation officielle (…) Nous n'avons pas été invités en bonne et due forme dans les temps nécessaires pour répondre, mais il est évident que nous répondons à cet appel", a-t-elle souligné. Interrogée pour savoir si elle-même et Jean-Luc Mélenchon participeraient au rassemblement mardi soir, elle a répondu "oui, Jean-Luc Mélenchon et l'ensemble des membres de La France insoumise qui seront disponibles à cette heure-là", et "nous signerons cet appel". "Il n'y a aucune ambiguïté : jamais nous n'avons fait défaut, jamais nous ne ferons défaut dans la lutte contre l'antisémitisme", a-t-elle insisté en souhaitant que désormais, "on parle du sujet de fond".

Le RN évoque une "instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme". Pour le RN, "l'exclusion assumée" par les quatorze partis politiques "démontre hélas que ceux-là ne souhaitent pas tant lutter contre l'antisémitisme que l'instrumentaliser". "Cette cause mérite mieux que ces petites bassesses politiciennes et électoralistes", a-t-il conclu.