À Toulouse, Raphaël Glucksmann clame son "envie folle d'Europe"

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Raphaël Glucksmann, PASCAL PAVANI / AFP 1280
Raphaël Glucksmann tenait son premier grand meeting, samedi à Toulouse. © PASCAL PAVANI / AFP
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"Nous avons tellement envie d'Europe que nous avons envie qu'elle change radicalement pour qu'elle ne meurt pas", a déclaré la tête de liste du PS et de Place publique, samedi, lors de son premier grand meeting à Toulouse.

La tête de liste du PS et de Place publique pour les Européennes, Raphaël Glucksmann, a clamé samedi lors de son premier grand meeting, à Toulouse, son "envie d'Europe", et de la voir "change(r) radicalement".

"Envie d'Europe écologique et sociale." "On a un besoin vital d'Europe (...) On a une envie folle d'Europe. (..) Oui nous avons envie d'Europe, nous avons envie de plus d'Europe, nous avons envie de mieux d'Europe. Nous avons tellement envie d'Europe que nous avons envie qu'elle change radicalement pour qu'elle ne meurt pas", a déclaré l'essayiste devant quelque 500 personnes rassemblées au Stade toulousain. "Envie d'Europe écologique et sociale", c'est d'ailleurs le nom, dévoilé samedi, de la liste conduite par Raphaël Glucksmann.

Face selon lui à l'Europe "technocratique et libérale" que propose Nathalie Loiseau pour LREM, à l'Europe "conservatrice" de François-Xavier Bellamy (LR), Raphaël Glucksmann entend proposer la voix d'une "Europe sociale, écologique, démocratique, solidaire", et transformer ce qui est aujourd'hui un "marché" en "puissance politique, en puissance protectrice".

Un "protectionnisme vert aux frontières de l'Union européenne". Pour cela, il faut selon lui proclamer "l'état d'urgence écologique", instaurer "l'exception écologique au libre-échange", mettre en place un "protectionnisme vert aux frontières de l'Union européenne", et "sortir des traités de libre-échange qui nous lient les mains".

Raphaël Glucksmann a aussi distribué durant son discours quelques piques à l'encontre du chef de l'Etat. "Certains diront qu'Emmanuel Macron est le seul capable de défendre l'Europe. Je n'y ai jamais cru", a-t-il lancé, fustigeant derrière les discours la "continuation du même", et de la "poudre de perlimpimpin".

"La gauche doit retrouver un langage amoureux." Auteur d'une prestation jugée par beaucoup décevante, jeudi sur le plateau de France 2, Raphaël Glucksmann a reconnu à plusieurs reprises son inaptitude à aligner les "punchlines", ou sa méconnaissance des "codes" politiques, mais appelé à retrouver "la gauche du cœur". "La gauche ne peut pas avoir un langage de gestionnaire, de communicant, elle doit retrouver un langage amoureux. Retrouver l'amour de ses causes, l'amour des défavorisés, elle doit retrouver l'amour, oui", a-t-il lancé.

Avant de lui passer la parole, le premier secrétaire du PS Olivier Faure avait reconnu que Raphaël Glucksmann "ne parle pas le socialiste couramment". "Cela a pu interroger. Pourquoi n'a-t-on pas pris un pro de la 'punchline', un orateur né, quelqu'un pour enflammer le public ? On doit aussi donner ces signaux aux Françaises et Français que la politique doit changer", a-t-il expliqué.