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Destination Soleil d'hiver : la Guadeloupe / Le farcement de Savoie

Destination Soleil d'hiver : la Guadeloupe / Le farcement de Savoie

Date de publication
Épisode · 5 min 53 sec · Culture
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Un peu de soleil ce matin, et une idée de destination pour l’hiver aussi ! On met le cap sur la Guadeloupe, comme les participants de la Route du Rhum…

Qui attendent sagement le top départ à Saint-Malo aujourd’hui ! Les premiers devraient arriver autour du 7 novembre. Moi, j’avais justement envie de vous faire découvrir l’île uniquement par la mer. On va suivre le trajet que les skippers vont emprunter, et que vous pouvez vous aussi parcourir, mais pas à bord de Class40 ! Je vous propose finalement une course dans la course, mais en mode touristique, à la découverte des sites naturels et de la culture locale. Juste pour avoir la carte en tête, imaginez la Guadeloupe comme un papillon : l’aile droite, c’est Grande-Terre, et l’aile gauche, Basse-Terre.

Allez, c’est parti, on met les voiles ! On commence par quoi ?

Comme ils vont arriver par la pointe nord de Grande-Terre, ils vont passer par le Grand Cul-de-sac marin, enfin, au large… Qu’est-ce que c’est ? Une immense baie, un lagon bleu cristal avec plusieurs îlets et une barrière de corail de 25 kilomètres qui le protège. On y trouve tout un écosystème de type mangrove, classé réserve de biosphère par l’Unesco. Classé parce que c’est un milieu nourricier : c’est là que les poissons viennent pondre, par exemple. Et vous, vous pouvez l’explorer en kayak ou en paddle. Et nouveauté : grâce à des initiations, vous pouvez aussi vous essayer à la voile traditionnelle.

C’est-à-dire ?

Vous savez, ces barques avec des voiles triangulaires de couleur. Elles ont été conçues au départ pour la pêche, au XVIIIe siècle. On les appelle aussi des saintoises. Ce sont des Bretons qui les ont fabriquées d’abord aux Saintes ! Pour info, deux skippers guadeloupéens engagés sur Class40 dans la Route du Rhum, Ulysse Pozzoli et Kéni Piperol, sont aussi patrons de saintoises. Donc, à essayer ! Ça fait partie du patrimoine marin guadeloupéen !

Et après, si j’ai bien suivi, la Route du Rhum rejoint Basse-Terre, donc nous aussi…

Oui, alors là, on passe sur la côte sous le vent, du côté volcanique de l’île, avec LE volcan de la Soufrière, qui est toujours en activité. Au nord, le sable est doré. Mais plus on descend vers le sud, plus on se rapproche du volcan, notamment du côté de Saint-Claude, et plus on trouve de belles plages de sable noir. Et depuis cette pointe sud, on file vers Pointe-à-Pitre, en laissant à tribord les Saintes et Marie-Galante. Une sortie que vous pouvez vous offrir en catamaran. Et puis, pour finir en beauté, vous nous avez trouvé l’hôtel de rêve…

Aux premières loges : les bouées de la ligne d’arrivée sont mouillées juste devant ! C’est le Créole Beach Hôtel & Spa, un quatre étoiles. Et pour l’aérien, je vous recommande Corsair ou Air Caraïbes, ce qu’il y a de plus intéressant.

La fiche pratique : 

Office de tourisme de la Guadeloupe : https://www.lesilesdeguadeloupe.com/

Hôtel Créole Beach Hôtel & Spa, quatre étoiles : https://www.creolebeach.com/

Vols : Corsair https://www.flycorsair.com/fr

Le farcement  : 

Éclipsé par la fondue, la tartiflette ou les crozets, le farcement est un plat typique de Haute-Savoie que l’on croise hélas trop peu. Comme tout plat de montagne qui se respecte, le farcement tient au corps : il s’agit d’un gâteau de pommes de terre au lard et aux fruits secs, dont la cuisson très lente (4 à 5 heures) permet d’obtenir une texture très fondante.

On sait que le farcement a existé sous deux formes. Ses origines remontent au Moyen Âge : il était alors préparé avec des raves (des légumes-racines), puis, à partir du XVIIIe siècle, avec des pommes de terre, lorsqu’elles ont été introduites en Savoie. Avant l’apparition des moules, le farcement était cuit dans des panses de vache… Vous pouvez toujours essayer !

C’était un plat du dimanche que l’on préparait avant de se rendre à la messe et que l’on laissait cuire dans le four du boulanger.

Chaque village décline sa propre recette, mais la base reste la même : des pommes de terre, du lard fumé, des fruits secs, des œufs et de la farine. Le tout est préparé dans un grand moule, de type moule à charlotte, appelé une rabolire.

Recette du farcement

  • 20 fines tranches de poitrine fumée
  • 1,5 kg de pommes de terre
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à soupe de farine
  • 2 œufs
  • 50 g de raisins secs
  • 50 g de pruneaux dénoyautés
  • 10 cl de crème liquide
  • Sel et poivre

Râpez finement les pommes de terre épluchées, puis pressez-les pour en retirer l’eau. Faites suer l’oignon dans un peu de matière grasse, puis ajoutez-le aux pommes de terre. Incorporez les œufs battus, la farine, la crème et les fruits secs, puis assaisonnez.

Tapissez un moule avec les tranches de poitrine fumée, versez-y la préparation à base de pommes de terre et faites cuire pendant 4 heures à 160 °C.

Attention, il faut démouler très délicatement !

Un plat rustique qui se suffit à lui-même. Vous pouvez simplement l’accompagner d’une belle salade ou de diots, les fameuses saucisses de Savoie.