L'obligation du masque en entreprise, une "double peine" dans l'audiovisuel et la culture

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La trompettiste Maite Hontelé devra-t-elle jouer masquée ? © Luis Acosta / AFP
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Plateaux de tournage, studios radio et télé... L'obligation du masque en entreprise inquiète Jean-Yves Mirski, président de la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l'audiovisuel et du cinéma (FESAC), invité de l'émission Culture Médias. 
INTERVIEW

Déjà mis à mal par le confinement et les inquiétudes qui ont accompagné sa levée, les secteurs des médias audiovisuels et de la culture vont devoir s'adapter à une nouvelle contrainte : le port du masque en entreprise, rendu obligatoire mardi 1er septembre dans le cadre du protocole sanitaire visant à réduire les risques de propagation du covid-19 dans le milieu professionnel.

Se couvrir le nez et la bouche était déjà de mise lors des répétitions de spectacles vivants et pour les équipes technique. Mais le faire à la présentation radio, télé ou lors des représentations pourrait poser de nouveaux problèmes, comme l'explique Jean-Yves Mirski, président de la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l'audiovisuel et du cinéma (FESAC), au micro de Philippe Vandel. La FESAC réunit 3.000 entreprises et représente plus de 300.000 salariés.

La "double peine" des contraintes sanitaires

Selon Jean-Yves Mirski, coupler masque et distanciation sociale représente "un vrai problème", voire "une double peine" pour les médias audiovisuels et le spectacle. "Pourquoi nos secteurs seraient les seuls à avoir cette double contrainte, quand ce n'est pas le cas, par exemple, dans les transports ?", s'interroge-t-il.

Le président de la FESAC ajoute que les règles sanitaires varient d'une salle de spectacle à l'autre, selon qu'elle se situe dans une zone verte ou une zone rouge. D'autant que cette classification est susceptible de changer dans le temps. "Cela ne nous paraît pas du tout réaliste et ne correspond pas à la vraie vie."

Jean-Yves Mirski rencontré le Premier ministre Jean Castex et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Il lui a fait part des difficultés du secteur, et ses interlocuteurs ont annoncé pour le secteur des aides financières.

Europe 1
Par Alexis Patri