Relance, coronavirus et... 2024 : Joe Biden a tenu sa première conférence de presse

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Joe Biden 1:19
Le président américain a livré sa première conférence de presse jeudi. © CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Le président des États-Unis a tenu jeudi sa première conférence de presse à la Maison-Blanche. À cette occasion, il a mis l'accent sur son plan de relance de l'économie de 1.900 milliards de dollars et sur la vaccination contre le coronavirus Outre-Atlantique. Joe Biden a également annoncé qu'il se représenterait peut-être en 2024. 

Le nouveau président des États-Unis a attendu deux mois avant de se prêter à l'exercice. Joe Biden a tenu la première conférence de presse de son mandat devant trente journalistes masqués répartis dans une grande salle de la Maison-Blanche. Une heure de questions-réponses au cours de laquelle la pandémie de coronavirus n'a finalement été que très peu abordée. 

"Je peux dire au peuple américain : l'aide est là et l'espoir est en route"

Joe Biden a commencé par vanter ses premières mesures. Son plan de relance de l’économie de 1.900 milliards de dollars tout d'abord. Les premiers chèques sont déjà arrivés sur les comptes en banque des Américains. "J'ai dit d'emblée que les problèmes les plus urgents pour le peuple américain étaient le Covid-19 et la crise économique pour des millions et des millions d'Américains. C'est pour cela que je me suis concentré au début sur ces problèmes particuliers", a-t-il expliqué.

Le président américain a également annoncé un nouvel objectif pour la vaccination : 200 millions de doses injectées d’ici fin avril. "Aucun pays au monde ne s'est approché de ce que nous faisons. Je peux dire au peuple américain : l'aide est là et l'espoir est en route", a-t-il clamé. 

Les conditions d'accueil à la frontière mexicaine sont "inacceptables"

Mais Joe Biden a surtout dû s’expliquer sur la vague migratoire à la frontière mexicaine. Et notamment sur le sort des 15.500 mineurs étrangers isolés dont les autorités américaines ont la charge, dont près de 5.000 hébergés dans des locaux qui n'ont pas vocation à accueillir des enfants.

Ces centres de rétention surchargés et des conditions d’accueil sont jugées "inacceptables" par le président qui refuse toujours de parler de crise. Joe Biden renvoie par ailleurs la responsabilité à Donald Trump : "cela se produit chaque année. Nous renforçons les capacités d’accueil qui auraient dû être maintenues et que Trump a démantelées. Ça va prendre du temps". 

Enfin, le président fraîchement investi s'est dores et déjà positionné pour les prochaines élections présidentielles de 2024 : il envisage de se représenter. Mais il confie n’avoir "jamais été capable de planifier trois ans et demi, quatre ans à l'avance". Joe Biden aurait alors 82 ans et il espère remporter une nouvelle victoire avec Kamala Harris à ses côtés.

Europe 1
Par Alexis Guilleux avec AFP, édité par Manon Bernard